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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 06:48

 

tRANS2.jpg

Mon premier marathon, une expérience intense !

Tout a commencé le 17 juillet 2007.

Lors d'un repas de famille, un pari fut lancé par Yann "Courir les 10 km Taulé -Morlaix le 28 octobre 2007"

Après l'achat d'une paire de chaussures, Gildas (mon neveu) et moi nous avons commencé à courir un jour sur deux dans le bois de Kérérault.

Il y a diverses raisons qui poussent à courir : on court pour perdre du poids, pour être en forme, pour se sentir bien , pour réduire le stress, pour faire de la compétition.

Pour moi il fallait relever le pari engagé courir les 10 kilomètres .

J'ai tout de suite été grisé par l'enthousiasme de reprendre l'entraînement après quinze années sans pratique.

Chaque fois que j'allais courir, je découvrais quelque chose de nouveau qu'il fallait intégrer à ma vie quotidienne.

 Si comme moi vous vous contentez de courir à petites foulées 30-40 minutes, un jour sur deux, vous vous verrez très vite entrainé dans un processus de relaxation et de bien être, et les séances de jogging deviennent des moments privilégiés.

Au fur et à mesure des entraînements mon corps commence à se purifier, mes muscles retrouvent leur tonicité et un jour je découvre que je ne peux plus me passer de courir et que je suis devenu un "Jogger". 

Après avoir couru 5 courses en 2007, 19 courses en 2008, je décide de m'inscrire pour 2009 à un Marathon (42.195 kms).

Tout le monde trouve mon idée un peu farfelue, mais moi j'y crois.

L'entraînement commence début Mars, quatre mois d'entraînement bien spécifique pour tenir la distance.

Plus je m'approche du départ et plus j'éprouve l'envie d'essayer cette distance mythique.

Marathon09-1

 

Marathon09-3

 

 

Un départ sur le site du château de Kerjean à St-Vougay...  Et l'arrivée à Guisseny.

Cette année, c'est la 8 ème transléonarde et pour moi c'est un baptême.


 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

Réveil à 05h00, petit déjeuner spécial, et direction Guissény.

06h30 Arrivée à Guissény et départ en cars vers le Château de Kerjean.

On arrive au départ avec dans les jambes une bonne préparation, quatre mois d'entraînement spécifique, mais il reste encore une boule sur l'estomac, et un grand moment de solitude lors de la préparation et la mise en place du dossard. Une grande question " y arriverais-je ?". 

 Je me souviens… c’était juste avant le départ.. " Je peux le faire. Je veux le faire. Un défi, une folie. La rage de vaincre, la peur de l’inconnu. Je vais courir mon premier marathon. Ils l’ont fait, je le ferai. Il y a tant de choses auxquelles penser, tant de choses à imaginer. Et plus les minutes avancent, plus les certitudes se heurtent au doute. Le corps encore alerte, la tête prisonnière de mon désir. Tiendrai-je le coup ? "

119_5830-copie-1.jpg Avec mon dossard 257, je me tiens à l'arrière du troupeau avec plein de questions en tête.

Le mur du 30e kilomètre, existe-t-il vraiment ? Et s’il changeait de place.
À quoi bon le marathon ? Éternelle question qu’il ne faut surtout plus se poser. Ca ne sert à rien mais j’en ai tellement envie. Un caprice d’adulte. Me connaître, m’épater. Ai-je fait assez de sorties longues ?
Dois-je être l’esclave de mon « cardio » ou l’envoyer promener pour courir en toute liberté puisque le sport n’est pas une science.
Faudra-t-il beaucoup manger pendant ?
Faudra-t-il boire de l’eau ou des boissons énergétiques ?
Mon estomac sera-t-il mon allié ou mon ennemi ?
Dois-je partir vite ou lentement. Lentement mais pas trop quand même.
Faudra-t-il parler ou courir en silence. Parler mais pas trop quand même. Respirer, bien respirer.
Comment éviter les crampes, comment faire si j’ai des crampes ?
Quel est le prix d’une séance « oubliée » ? 42 km c’est tellement long. Trop long ? Plus de 4 heures. Mon pari. Je vais faire une bêtise. Vivement les 195 derniers mètres. Je les dégusterai. Je franchirai la ligne en levant les bras. Comme un vainqueur. Après tout, je vais peut-être me balader. Et enfin le départ................

DSC07405.JPGNous sommes 530 au départ, par un grand soleil.

 

Je suis parti sur un petit rythme, avec un gars de Plabennec

 à mes côtés.

 

 

 

 

 

 

    

Le marathon n’est pas une course comme une autre. Quand vous venez de boucler le premier semi et que vous vous jetez la tête en avant dans le second, vous comprenez tout ce que le marathon a de spécial. C’est un truc pas vraiment raisonnable que vous imposez à votre corps, et celui-ci saura vous le rappeler pendant quelques semaines ensuite. Ici on peut avoir juste comme objectif de finir, alors que pour des distances plus courtes, le temps de course importe beaucoup plus.

Je ne regarde pas du tout ma montre pour ne pas me mettre la pression mais je me sens hyper bien, dans le rythme avec juste le chouilla de vitesse que je souhaitais.

 L’ambiance était extraordinaire au semi,  les spectateurs forment un couloir étroit, cela rappelle les images à la TV lors de la montée des cols au Tour de France, un moment bien grisant et extraordinaire.


Au 35éme kilomètre, Je m'arrête pour boire et je décide de faire un petit pipi, mes deux compagnons de route continuent et je pense pouvoir les rattrapper.. Je me sens seul, je m’ennuie un peu. Je regarde ma montre toutes les 5 minutes. J’ai faim et soif. J’aperçois devant mes deux collègues mais impossible de les rejoindre”. Je cours très lentement, et je m’en veux de ne pas accélérer. Après ces mois d’entraînement, c’est dommage de perdre des secondes par manque de motivation. Des spectateurs marchent à coté de moi. Je réalise que je vais juste un peu plus vite qu’eux. J’essaie d’accélérer mais je n’y arrive pas. Rien à faire, ce n’est pas la motivation, mais les jambes qui ne suivent plus. Je ne veux pas marcher . Ma jambe droite est tétanisée. J'avale ce dernier tube énergétique que j’avais gardé au cas où. Je remarque que les spectateurs n’applaudissent pas ceux qui marchent, alors je cours toujours. Il faut tenir le coup, celà passera. Gardons un rythme prudent. Mon objectif, c’est  de finir, rien d’autre.

Au 38ème kilomètre je suis seul je ne vois plus personne ni devant ni derrière, et dans un virage , une dame au bord de la route me dit" allez Dominique plus que 5 kilomètres".

  Là c'est produit le déclic, 5 kilomètres c'est pas grand chose. Une fois le moral retrouvé les jambes ont suivi, et j'ai repris un peu de vitesse, le mur temps redouté etait passé, LA MACHINE S'ETAIT REMISE EN ROUTE. 

 

 

  L'arrivée sur le tapis rouge à Guisseny,il était temps...
 8_sourire-copie-1.jpg

 

Le tapis rouge .....Ensuite arrive la dernière ligne droite qui marque la salvation, l'arrivée : l’exultation, la joie, la jubilation, le bonheur d'avoir terminé, d'avoir effectué 42,195 km! De ne pas avoir abandonné! D'être allé au bout de soi même. J’ai vaincu les dieux de l’Olympe j’ai surmonté leurs pièges, j’ai traversé le royaume de Hadès afin de rentrer dans le royaume de Phidippidès comme le dit Fran.
J' ai terminé mon marathon en moins de 4h30 (4h11mn50sec).

 

Marathonien !

Et voilà c'est fait, je suis marathonien.

Maintenant demandons-nous, pourquoi ne pas courir un marathon?.

Marathon09-4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dominique DEBOEVRE courir.over-blog.com - dans Marathons
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