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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 10:54

 

Roscoff.jpg

 

 

 Roscoff to Roscoff le trail marin par vent et sable

(171 ème course)

Il s’agit d’un Week end Trail, la troisième édition du 

Roscoff to Roscoff,  « entre vents et sable ».

57 Kilomètres, trois étapes, deux jours et un bivouac. Ce trail marin se répartit en un prologue de 18km, une nocturne de 11km, et une « spéciale » de 28km. 

 

Solo Duo Trio, toutes les formules étaient bonnes pour se faire plaisir (et un peu mal quand même) sur ces magnifiques parcours concoctés par François LE DISSES et son équipe.

roscoff04.JPGPour moi ce sera comme l'année dernière la spéciale de 28km. J'aurai bien voulu m'essayer à la totale, mais une semaine après le Marathon, il faut récupérer un peu.

J'ai donc décidé de ne faire qu' une seule course cette année, avec la ferme intention de courir la complète en 2013.

Roscoff-to-Roscoff-20-05-2012.png

Une fois n'est pas coutume l'aventure d'aujourd'hui est connue d'avance... Pas de mystère inattendu, pas de découverte extraordinaire, que nenni des habituels rebondissements, non, non, que du classique je vous dis ! Enfin classique... classique... avec du sable, de l'eau, de la vase, des cailloux et du vent !

Dimanche matin quand j'arrive à 8h45 à Santec (lieu du départ de la spéciale), tout est calme dans le camping, les concurrents qui ont fait le prologue et la nocturne dorment encore dans les tentes ou les campings cars.

Roscoff001.jpgroscoff01.JPGSeul le bureau des inscriptions est ouvert , et je vais récupérer mon dossard, accueilli par le président de l'organisation, nous discutons quelques minutes de l'épreuve.roscoff02

A 11h30, c'est le départ pour les 150 participants. 

Roscoff005

J’essaye bien sûr de ne pas partir trop vite, de gérer mon effort.

Beaucoup de kilomètres dans le sable au départ,  avec un temps qui s’annonce humide pour cette matinée. Les premiers km sont un peu en terrain connu puisque c'est le même tracé que l'année dernière même si très vite je perds mes petits repères.

Belle entrée en matière  avec la première plage de sable mou.

DSCF2792.JPG

La première partie dans le sable et la vase  se déroule sans problème.

Me faire plaisir, profiter du paysage et ne pas se blesser.  Je suis parti tranquillement mais sûrement, bien décidé à vivre ma course à mon rythme sans prendre de risques inutiles.

2012 0341 22752 De toute façon je connais mon niveau en trail alors pas la peine de faire mon intéressant, je suis en recup. Les km défilent .........

 2012-0263_22675.JPG 

Puis arrive la partie bois chemin et champ.  Alors là clairement je sais que je vais en baver…  Wouah je ne vais rien lâcher.  Je me redresse, je prends un bon rythme et c’est parti. Devant moi une concurrente avec une casquette rouge que j’ai  en vue depuis un bon kilomètre.  Alors j’accélère dans l’idée de la rattraper et de courir un bout de chemin avec elle.  Tel un taureau lancé dans l’arène  je me rapproche et je comprends à sa foulée que j'ai beaucoup plus de jus . Je vais me contenter de l’encourager et je continue ma route aussi vite que mes papattes arrières peuvent avancer.

2012-0330_22741.JPG

Puis alors que la route s’élève un petit peu, j’ai dans mon champ visuel un autre coureur à portée de viseur. Mais je dois digérer mes précédents à-coups et je ne peux me mettre trop dans le rouge. J’en viens à compter sur un fléchissement de sa part pour pouvoir le croquer dans la descente. Hélas cette tactique s’avère à peu près aussi efficace que le dernier régime de Laurence Boccolini (c’est-à-dire pas du tout, pour ceux qui ne l’auraient pas revue dernièrement). Ce rival ne baisse pas le pied bien au contraire. Alors  je laisse mes pulsations redescendre et mes jambes récupérer de ce surmenage. Je relance, mais je ne relâche pas.

2012-0433_22844.JPGAu ravitaillement, pas le temps de faire la causette un verre d'eau et un gel …

Je repars aussi vite sans perdre de vue le balisage qui est largement suffisant, suffit d’être attentif. Et hop ! A gauche ! Ah oui… Je confirme il n’y a plus de chemin, on attaque le retour vers Roscoff, la longue traversée des plages commence


DSCF2667.JPG J’en profite pour reprendre plusieurs coureurs, qui s'attardent au ravitaillement.

Il faut maintenant repartir à l’assaut du sable et des rochers. Puff qu’est-ce que c’est dur et encore long… qu’est-ce que c’est beau… … mais qu’est-ce que c’est beau ! Là en plus comme le peloton s’est vraiment étiré, je suis souvent seul ou avec un coureur à l’horizon. Du coup je m’ennuie alors j’en profite pour admirer le paysage, je suis  tellement sûr  que les jambes tiendront que je ne suis  pas plus inquiet que ça.

2012-0352_22763.JPG

Je vais vous épargner km après km, le parcours n’a pas un intérêt phénoménal, seul le panorama est inoubliable.

Le vent de face, le froid, la pluie pour les dix derniers km, mais je ne  faiblis pas, mon rythme reste le même.

Roscoff est maintenant visible mais je dois ralentir car sur un appui dans les rochers ma cuisse droite a flanché et par prudence je lève le pied (pas trop).

Juste le temps de me rassurer sur l'incident et me revoici dévalant les derniers mètres de rochers avant d'attaquer la dernière plage devant les centres de thalasso.

DSCF2683.JPG

J'arrive aux escaliers, les fameux escaliers qui nous font quitter la plage et monter sur la digue. Bon là je sais que l'arrivée est proche (environ 1000 m) et mon estomac crie famine. Je décide donc de passer la seconde et j'attaque les marches en courant.  Les encouragements des spectateurs fusent (ils sont là pour voir des gens souffrir)

Un grand moment de communion dans l'effort et des sensations décuplées de bonheur. J'arrive en haut et je continue sur ma lancée, pas question de ralentir, Christiane m'attend !

Les petites ruelles, il y a pas mal de monde malgré le temps froid et venteux, les gens nous encouragent, c'est bon. Sur route  goudronnée,  je m'en donne à cœur joie. Les derniers virages, les spectateurs sont là .

CIMG0588.JPG

J'aperçois Christiane qui me prend en photo  C'est le  finish et j'accélère pour mon sprint final devenu célèbre dans toutes mes courses.

 rtor.JPG

Je passe la ligne en 2h21 et quelques secondes, plutôt heureux d'être arrivé. L'objectif est atteint, voir même un peu mieux de 8 minutes qu'en 2011.

Roscoff014

La côte bretonne ne nous a pas fait de cadeau : pluie, vent, sable. Mais aucun regret, ce fut bon, ce 3ème WT Roscoff To Roscoff a tenu toutes ses promesses

Ce que j'ai retenu de cette course : disons que je voulais intérieurement me prouver que j' étais capable d'enchainer 30 bornes une semaine après un Marathon, le choix du tempo a été le bon. Je vais bien, pas de courbatures, juste les jambes un peu lourdes et je suis prêt à m'attaquer à mon prochain trail la semaine prochaine.  Merci à la super organisation qui mériterait plus de monde avec le mal qu’il se donne. Merci aussi à tous ceux présents.

CIMG0592

Rendez-vous en 2013 pour la complète

Après une petite collation, Christiane me reconduit à Santec pour récupérer mon carosse.

CIMG0613.JPG

 

ani018-R.gifésultats 

Temps :  2h21’51  

81 ème sur 140.

10 ème V2h sur 35.

Moyenne 11,86 km/h

soit 5'04" au kilo

 

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Merci d'être venu passer un moment avec moi

et à la prochaine pour

 la Cap Iroise (18 km)

Roscoff-to-Roscoff-20-05-2012--Frequence-cardiaque---Dista.pngCardio

Roscoff-to-Roscoff-20-05-2012--Vitesse---Distance.pngVitesse

Roscoff-to-Roscoff-20-05-2012--Altitude---Distance.png

Dénivellé


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Dominique DEBOEVRE Deboevre-court.over-blog.com - dans Courses 2012
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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:31

 

Stmichel.jpg

Stmichel06.jpg

 

Mon septième marathon:

"Mieux vaut se donner du mal avant.... que d'avoir mal après"

Le temps que je passe à courir, je ne le passe pas à me demander pourquoi je cours.

Alors, après je m'étonne que je sois toujours aussi con à l'arrivée qu'au départ !

 


Le Marathon de La Baie Du Mont Saint Michel

(170 ème course)

Le Mont Saint Michel est également surnommé "La Merveille de l'occident", un véritable parcours touristique nous est proposé

sur 42,195 km.

michel03

Vendredi… le gatosport est au four… je prépare mon sac. Bon alors, qu’est-ce que je prends ? Un tee-shirt ? un débardeur ? un short ?  Finalement je prends tout et je verrai sur place. Je vérifie bien mon sac avant de le boucler… ce serait dommage d’oublier les running ! Je me couche un peu énervé vendredi soir. Bizarre, non ?

 Samedi matin, je suis réveillé à l’aube. Je prends mon petit déjeuner habituel et départ de Plougastel à 09h30 direction Saint Malo.

 

Arrivé dans la cité corsaire à midi, déjeuner léger et installation à l'hôtel avant de prendre la direction du "Village Marathon".

Saintmichel022.jpgSaintmichel021.jpg

C'est en arrivant dans la grande halle Duguay Trouin, que débute réellement le Marathon. Une véritable fourmilière où se croisent organisateurs, partenaires, bénévoles, journalistes, coureurs et accompagnateurs. Un carrefour incontournable où l'on vient retirer son dossard , s'informer et flaner entre les stands.

SaintMichel05.JPGBref, se préparer avant le départ tant attendu.

Une compétition, on n'y échappe pas, débute toujours par la traditionnelle remise des dossards.

Les commentaires vont bon train sur les conditions météorologiques pour demain.

Pas de doute, la course ne sera pas de tout repos le vent et le soleil prévu pour dimanche risquent de nous gêner fortement …

Saintmichel020.jpgPetite balade sur les remparts et dans la soirée pasta party puis dodo à 21h30 !

Nuit tranquille, pas de stress, et réveil à 5h45. Je rejoins les navettes qui nous emmènent à Cancale,  lieu du départ du marathon. Pas de souci, l'organisation est rodée et très efficace.
Cancale est un très joli petit village, typiquement breton. 5000 habitants, et ce matin 5000 coureurs en plus pour le départ du marathon!

Saintmichel01Nous voilà déjà à quelques minutes du départ. L'atmosphère est lourde. Le soleil ronge déjà ma peau fraîchement tannée. Pas de doute, aujourd'hui ce sera une séance d'UV gratos, près de quatre heures sous les rayons, pas un brin d'ombre. Le Mont visible depuis le départ et sur une bonne partie du tracé est encore loin, un long chemin reste à parcourir alors que le rythme effréné des Cornemuses résonne autour de nous.

Le décompte touche à sa fin, 5-4-3-2-1 BOOM.

Le départ est donné, c'est sûr, on est bien sur un départ Marathon et le cortège continu de coureurs multicolores s' agite dangereusement depuis le Port de la Houle à Cancale en direction du Mont Saint-Michel. Plus de 5 000 participants se sont élancés en direction du Mont pour fêter cette 15e édition.

D'emblée la course est âpre et rugueuse, la dure loi de la compétition, une bataille de chaque instant, comme tout départ, sans merci, même si dans 40 bornes, les même coureurs seront certainement moins aguerris.

Numeriser0005.jpg
Dès l'entame du marathon, l'ascension de la bosse à la sortie de Cancale opère une sélection sur la course.

Bon, je brode un peu , mais il ne se passe pas grand-chose en ce début de marathon, résumons la situation…:

Après quelques kilomètres roulants à saluer la foule sur les bords de route, la sèche descente vers le bord de mer est bien négociée, sur la réserve, une priorité en début de marathon, quelques secondes de gagnées sur une chevauchée effrénée à ce moment se transformeront peut être en 5 minutes évaporées sur la fin.

Numeriser.jpgJe ne vais pas le répéter mais il commence à faire chaud  et ça va forcément monter…

Je passe au 5éme kilo en 24'43, je devais passer en 26' ce sera pour un autre jour, la machinerie risque de monter en pression si le rythme s'accélère. On va y aller à l'instinct, atteindre le Mont commence déjà à devenir le nouvel objectif, l'audacieux chrono de 3h45 est encore possible.Numeriser0008.jpg

Les villages se succèdent pourtant rapidement, St Benoît des Ondes, Vidé la Marine et les 10 kilo sont passés en 49'13. Le chrono et temps de passage, c'est décidé, ce sera juste pour information je vais tabler sur un rythme au train sans à-coups, du régulier, si possible. Tant pis pour le joli bracelet de marche à suivre.

La course se durcit et ça devient maintenant une question de survie.

Au passage des villages de Hirel et de le Vivier sur Mer,  je discute un brin avec mes deux équipiers de route, en faisant le beau devant la foule qui nous acclame.

Rapide constat de la situation…: un départ dans le troupeau trop rapide, une chaleur qui monte en logarithmique, un vent de face  et le doux rêve de chrono s'évapore.  Bon, je ne mets pas la clé sous la porte pour autant.

 

Je suis au 15éme , je commence à ressentir tout doucement mes quadriceps et mes mollets, je continue à sourire tout en me disant que je n'ai même pas fait la moitié du marathon et que j'ai déjà mal !!

On va retrouver les encouragements  mais c'est surtout aussi à partir de là que le parcours devient plus venteux.

Je passe le 20 ème toujours sur mes bases mais les montées et descentes qui s'enchainent tirent de plus en plus sur mes quadriceps... mes temps au km s'allongent, alors que j'étais sur une base de 4'55, je tends plus vers le 5'15.

Numeriser0014.jpg

Me voilà arrivé en 1h47'00 au semi, allure théoriquement paisible mais ça ne pourra pas aller plus vite aujourd'hui,on va simplement tenter de limiter la casse pour la seconde partie de course, les défaillances commencent à sortir de toutes parts, quelques bons mollets affûtés lâchent prise sur le bas-côté alors que l'on achève à peine la mi-course. Chaque point d'eau est vivement attendu, la moindre bassine en bord de route est assiégée, il devient alors primordial de baisser la température corporelle. Grosse erreur "La casquette et les lunettes de soleil sont restées dans le sac."

 

Le Mont est encore loin, l'arche du semi, traditionnel point stratégique pour lâcher un petit peu les chevaux et finir en beauté vient juste d'être passé. Mais cette fois, je  limite les dégâts,  pas de folies,  aucun écart sur le tempo n'est permis, il faut rejoindre l'écurie le plus proprement possible. Le chrono au placard, on peut se rabattre alors sur le classement, histoire de pimenter cette deuxième partie de course, sachant que ça va s'écraser comme des mouches sur les derniers kilos. L'entrée des Polders, tant redoutée, reste fidèle à sa réputation. On notera au menu, un bon coup de chaud, avec le vent,  je progresse  avec l'impression d'avoir constamment un sèche cheveux au dessus de la tête. Mais bon, je garde toujours mon rythme pépère et constant, quelques pauses bien marquées aux ravitaillements, ça tourne sur du 11,5 de moyenne. Faut pas se presser, j' admire le paysage et je me rempli la panse de flotte à chaque ravitaillement. Je n'ai sûrement jamais autant bu sur un marathon, mais comment  font les dromadaires ?

Ce sont 30-40 secondes d'abandonnées à chaque poste de ravitaillement mais c'est le seul moyen pour progresser correctement, Saint Michel me maltraite, il me refuse, me brûle de par son rayonnement. Tel le Soleil, la température grimpe inexorablement à son approche.

Saintmichel010Mais il est bien là, s'érigeant fièrement à l'horizon, me narguant du haut de ses 177 mètres.

KM 30 indique le panneau, 12 Kms à parcourir, un détail…

C'est le moment de traverser le village des "Quatre Salines", au milieu de la foule en effervescence, j'aperçois un petit groupe de Belges qui m'avait doublé au Semi, je vais les dépasser, c'est un  bon coup de fouet, qui re-motive le gaillard… pendant au moins…1000 mètres.

Forcément dès le village passé, c'est l'inévitable trou noir, le coup de moins bien, l'atmosphère est plus calme, plus que 10 kilomètres à parcourir mais la volonté n'y est plus vraiment.

L'abandon est de nouveau envisagé. Mais bon, c'est pas honnête, les jambes gardent le cap et la glycémie est correcte, on va pas lâcher, quitte à finir en roue libre.

Je double tellement de galériens naufragés à partir du km 32, je me dis que ça va pas s'améliorer,  moi il faut que ça tienne…

Numeriser0006.jpgKm 35, 3h06'15. Le moral et "la forme" reviennent gentiment, ça tourne toujours sur du 11,28 à l'heure, la machine est bien huilée, du bon rythme, je m'alimente en gel énergétique-flotte et ça avance, pas bien vite, mais ça avance.

Je croise alors un groupe de spectateurs qui me lance quelques encouragements.  Oui je vais  finir, non mais!!!!!!

Pénible ce finish, c'est le mot qui revient dans toutes les bouches, je ne finirai pas plus vite sur le second semi …j'en suis  loin.

Le caillou au loin  m'attire et me repousse à la fois, la chaleur est pesante, mais on quitte la fournaise des Polders, un coup de frais psychologique salvateur nous est offert dans un chemin boisé et de plus à l'abri du vent.

L'arrivée est proche, 6 km de folie nous attendent. Le tournant de la course (même si c'est en ligne droite)

Les défaillances se succèdent, du jamais vu, et nous voilà finalement arrivés au tant attendu passage sur le Pont du Couesnon.

KM 35, la cadence reste honnête, ça avance paisiblement, toujours sur du 11 à l'heure, encore un arrêt avant  le Terminus "Mont Saint Michel".

Je double de nombreux coureurs dans cette partie de la course bien que moi-même je souffre.
Les bénéfices de l’entraînement sont là, les séances à courir sur la fatigue me permettent de tenir là où j’aurai probablement lâché .
Je cherche des yeux, des coureurs qui paraissent avoir la même allure que moi,   je m’y accroche, et on s' encourage ça fait du bien. Je croise parfois des gens qui crient « allez Dominique ».
Les kilomètres passent les uns après les autres, ils me semblent de plus en plus longs puis j’arrive à Beauvoir 38e kilomètre. Je ne vois pas la route, tellement il y a de spectateurs à cet endroit.

Après le classique creux du 38-39, me voilà donc aux abords du Km 39.

Et puis je me mets à rire en voyant, le long du Couesnon, un panneau vitesse maximale 40 Km /heure, ça n'a fait rire que moi dans notre petit peloton, désolé !!!!!!!.

Numeriser0013.jpgL'arrivée est proche, quelques kilomètres de folie m' attendent encore dans cette interminable ligne droite. 

L'ambiance, digne du Tour de France, est de mise, il ne manque plus que la Caravane, avec son riche lot de Casquettes PMU, et Crédit Lyonnais.

L'ultime ravitaillement approche, les kilomètres semblent s'allonger, le décompte ne se fait plus en distance mais en temps.

Ravitaillement du KM 40…: Vais-je m'arrêter boire mon coup tranquille ou plutôt me la jouer "PRO", la bouteille à la volée avec le regard glacial et déterminé.

On va plutôt prendre l'option pause pépère, deux trois mots échangés avec les bénévoles. On n'est plus à 30 secondes près, le Mont est tout proche, le challenge semble être relevé, "le magnifique caillou" s'agrandit, son champs magnétique est toujours aussi puissant, le marathonien que je suis n'est autre qu'une fourmi prête à rejoindre sa fourmilière. La foule m'acclame, "Lâche pas grand, t'es tout prêt du but !". J'arrive toujours à glisser l'impression de finir  frais, mais le finish à bloc que j'avais prèvu  n'est qu'un vieux souvenir, je profite, j'ai payé, faut rentabiliser le circuit touristique. Ca devrait le faire, rien lâcher, ça pouvait pas aller plus vite pour moi dans ces conditions (… Hum,Hum, il faisait… comment dire… chaud… eh ! eh ! eh ! eh ce vent de face  dur dur très dur !), le contrat devrait être plutôt bien rempli.Saintmichel08

Puis, c'est la longue ligne droite vent de face qui nous ramène vers le mont St Michel. Ici, il y a du monde, mais je n'ai plus les jambes pour accélérer et peine entre 10 et 10,5km/h pour les derniers kilos.... c'est dur de voir que je peux perdre 50" au kilo sur cette partie, mais je sais que mon chrono ne sera pas loin de mon objectif, alors je donne tout !
La fin est terriblement longue, je croise trois coureurs allongés sur le bas côté à qui des spectateurs apportent une première assistance.
Je double de nombreux coureurs qui sont exténués, arrivés au bout d’eux-mêmes et pour qui les derniers hectomètres sont de trop.
Je ne vois pas le 41e kilo mais j’aperçois l’arrivée, je continue mon effort je suis au bout, au bout de ma course.

Les derniers kilomètres d'un marathon ont toujours cette saveur particulière, des sensations partagées entre la volonté d‘abandonner, liée au ras le bol général, mais aussi l'envie unique d'en finir avec ce mal de cannes… Les cuisses douloureuses en ont leur claque, faut achever le parcours, pas de rabe, le tour d'honneur c'est pas pour nous, on a eu notre dose.
Quelle bronca, on ne le répètera jamais assez, la foule s'est déplacée en masse aujourd'hui pour nous accueillir.Saintmichel014
 
Numeriser0011.jpg
Saintmichel04La récompense de 12 semaines de préparation est là. J’aperçois le tapis rouge, je le foule, je lève les bras, ça y est je suis pour la septième fois "Marathonien" !

Les encouragements  dans le final, et une arrivée au pied du mont dans un cadre majestueux pour un chrono de 3h53'58"  (10,82 km/h), et une superbe 1803ème place au scratch.

Une médaille et le tee-shirt de l'édition 2012 sont remis à chaque coureur une fois la ligne d'arrivée franchie.

Purée que c'est bon, les larmes aux yeux encore, à chaque fois c'est pareil, c'est fort quand  même.

Petite photo du Mont saint Michel, juste au dessus de moi, c'est magnifique, j'ai failli oublier!

Direction le ravitaillement, quelques verres de Coca, puis direction le car pour un retour vers Saint Malo.

La récupération avec  casse croute , fruit et  soda se fera pendant le trajet retour, bien confortablement installé dans le car.

Encore une superbe journée de sport.

Merci à toute l’organisation et aux 1200 bénévoles de cette superbe épreuve, merci aux secours (15 postes répartis sur le circuit) et aux personnels des diffèrents points de ravitaillements ou d'épongeages et à tous ceux que j’ai pu croisé le long du parcours pour leurs encouragements.

Rendez-vous est pris, je referai un Marathon en fin d'année, Le Mans ou Laval ??????

Saintmichel011

 

Stmichel01.JPG

 

     ani018-R.gifésultats officiels :

                                              Temps Réel: 03h53'13"

                                              1803    ème sur 3555.

                                              294 ème V2h sur 640.

                                              Moyenne 10,82 km/h

                                              soit 5'33" au kilo

 

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Merci d'être venu passer un moment avec moi,

un peu de repos

et à la prochaine pour

 le Trail de Roscoff (27km)

 


 Saint-michel-cardiaque.png
                                                           Cardio
SaintmichelVitesse.png
                                                           Vitesse
SaintmichelAltitude.png                                                           Dénivellé

 
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Dominique DEBOEVRE Deboevre-court.over-blog.com - dans Marathons
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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 07:05
Kerlouan009
Kerlouan008.jpg
    Semi Marathon de KERLOUAN

(164 ème course)       

       4 ème épreuve du Challenge de l'élorn   
L’épreuve se déroule à Kerlouan.

Une course de 7,5 km et une rando de 10 km sont aussi organisées.

Le superbe parcours permettra aux coureurs de sillonner les routes de Plounéour Trez, Kerlouan et Brignogan.     

    Ma course 
Un vent glacial ce matin sur la ligne de départ de ce semi, je pense que nous allons souffrir en bord de mer avec ce vent de force 5. Un départ commun pour les deux courses, au semi nous sommes un peu plus de 300 participants. Surtout ne pas se faire piéger par un départ trop rapide.    Kerlouan002.JPG
    10 h. C’est le départ, on démarre avec la traversée du bourg. Ensuite le parcours est bien connu vu que c’est quasiment le même que les autres années, c'est ma deuxième participation à cette épreuve.    Kerlouan000
    Sur le 1er km descendant, je démarre sur un bon rythme, en 4’53’’, donc pas de perte de temps au départ, puis je prends une allure  de croisière proche des 5mn au km pour les 2 kms suivants +/- plats. Ensuite arrive une portion plus ventée et l’allure moyenne va logiquement baisser, j’essaye de ne pas monter trop haut en FC pour ne pas me griller. Les 4,5 et 6e km passent entre 4’55’’ et 4’50’’.    Kerlouan001

Je suis peut-être un brin trop prudent car ma FC moyenne va peu à peu baisser pour être à 152 de moyenne seulement sur le 6e km.

Passage au 5e km en 24’20’’

Une fois arrivé sur la route cotière, je vais reprendre un bon rythme, et bien régulier. Un petit groupe de 5-6 personnes est là devant, avec 2 gars du club de Landerneau. Je fais un petit effort pour revenir vers eux et ce sera une bonne idée car ils tournent bien régulièrement en presque 5mn au kilo. Les 7e, 8e, 9e et 10e km se passent respectivement en 4’59’’,4’59’’, 4’58’’, 5’01’’… ça va c’est régulier. La FC reste toujours bien maitrisée, 155 en moyenne sur chaque km, je suis presque surpris, car je ne pensais pas rester si bas avec une allure de 12 km/h. Il faut dire qu’il fait bien frais ce matin malgrè le soleil (oh j’aurais facilement supporté quelques degrés de plus, mais c’était déjà super agréable pour courir, frais et soleil qui ne tape pas trop fort, parfait !)

Kerlouan007

Je me sens super bien, je me dis que je pourrai presque accélérer, mais je tente de calmer mes ardeurs, je n’ai pas envie de caler au 15e km …

Entre temps, donc le 10e km est passé en 49’51’’

Après ça, on attaque une bonne descente. J’ai bien pu accélérer en faisant un km en 4’40’’. Les jambes tournaient vraiment bien. Un petit remontant lors du ravitaillement (j’ai pris la boisson énergétique au lieu du verre d’eau des autres ravitos). Il faut dire que du point de vue ravitaillements, la course est vraiment bien organisée, il y en a quatre sur le parcours, avec boisson fruits ,fruits secs etc.....   

Avec tout ça je pouvais continuer sur ma lancée, avec un très bon passage dans le bourg de Brignogan, j’ai pu tenir les 2 kms de cette partie montante en 4’53’’ et 4’55’’, vraiment content car ce n’était pas du tout la même chose en  2010 avec la chaleur, j’étais déjà crevé. Ici, bon, les jambes commençaient un peu à se faire sentir, mais l’allure ne baissait pas et la FC ne montait pas non plus .

Kerlouan003.JPG

Je passe au 15 ème km en 1h15’23’’.

Ensuite, place à la grosse difficulté du jour avec la montée vers Kerlouan, mais ici encore je vais plutôt bien m’en sortir et bien limiter la casse avec une montée en moyenne en 5’15’’ du kilo,  j’ai même doublé du monde dans la montée, chose assez rare. Puis, une fois de retour sur le plat l’allure va rester encore sous les 5’ par km jusqu’à l’arrivée. La FC reste toujours bien raisonnable, mais les jambes commencent à être vraiment raides… l’acide lactique commence sûrement à s’accumuler,        l’arrivée n’est plus très loin, j'aperçois l'arche  ce qui facilite les choses ! Je donne tout sur les derniers mètres, ce qui donnera un bon petit 4’58’’ dans le dernier kilomètre.

Kerlouan004.JPG

      Le moment est magique, presque aussi beau que l'arrivée d'un marathon. Je passe la ligne en levant les bras en signe de victoire... contre moi car je sais maintenant que mon pire ennemi c'est la petite voix intérieure qui me dit de ralentir depuis plus de 30 minutes.  Au total je fais un honorable temps de 01h46mn. Mais que de progrès encore à faire pour passer sous les 01h45. Je sais maintenant où se trouve ma principale faiblesse.

      Kerlouan014.JPGSinon après la course j’ai retrouvé mes amis.  On a fait une petite récup ensemble, en reprenant le parcours à l'envers sur deux bornes, il restait encore quelques coureurs et coureuses qui n’avaient pas terminé, on en a profité pour accompagner une participante jusqu’à l’arrivée. C’était sympa. Ensuite je ne me suis pas trop attardé, juste le temps d’une petite bière puis retour à Plougastel. 

Le cadeau : un tee shirt coton, pas digne d'un semi marathon.   

     ani018-R.gifésultats

Temps : 01h46’19"

  172 ème sur 301

      47 ème V2h sur 74

Moyenne 11,91 km/h

soit 5'02" au kilo

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"La Calval'cade"        

  
  
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 Vitesse

Kerlouan011

Cardio 

Kerlouan010.png

 Dénivelé

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 19:24
Ploudaniel045.jpg 
Ploudaniel000.jpg
Ploudaniel024.jpg
  14 ème Foulée Verte de Ploudaniel
(163 ème course)  
Quatrième participation aux foulées vertes de Ploudaniel, et cette année 140 concurrents seulement au départ.
Danièle et Christiane sont venues cet après midi ou plutôt ce soir, pour nous encourager tous les quatre Sylvie, Serge ,Éric et moi.  
Le départ est donné à 18h00 et nous voilà partis pour deux boucles de   07 km 500 dans la campagne de Ploudaniel. Ploudaniel011
    Ma course:              
Ploudaniel001.JPG Un petit échauffement et 18 h départ de la course, un départ pas trop rapide. Vite un petit groupe de 8 coureurs se forme autour de moi, le rythme me va plutôt bien, nous passons en 4'23"au premier kilomètre, 8'55 au suivant et 13'23" au troisième, ça fait du 13,20 km/h de moyenne, ça va vite, et petit à petit notre vitesse descend à 12km/h. 
Ploudaniel003Là des coureurs prennent vite fait 100 mêtres sur nous. Bon je  ne m’affole pas, je reste dans mon allure et je continue ainsi avec mes compagnons de route qui resteront avec moi jusqu’au 5ème km.  Là je décide de durcir un peu le rythme pour voir. J'ai les jambes pour aller plus vite, donc j ’accélère et le groupe explose, je veux faire le trou. J'ai toujours mes 100 m de retard sur le groupe devant qui ne lâche pas, il reste sur un rythme rapide. J'aperçois Sylvie sur le bord de la route, elle vient d'abandonner sur blessure. Aussitôt dans ma tête trotte le marathon du Mont St Michel et je suis quelqu'un de passionné : quand je fais quelque chose, c'est pour le faire à fond. Mais en course à pied, la plus grande vertu à avoir, juste après la persévérance, c'est la patience. Autant, faire un bon temps me ferait plaisir, autant savoir qu'il me faudrait plus d'un mois de repos si je me blesse, me rend dingue.
Ploudaniel025.jpgJe décide donc de ne plus forcer, et de reprendre un rythme à 12km/h et même un peu moins pour le deuxième tour. Je maintiens mon allure à travers le     bois, suivant scrupuleusement les indications de mon cardio. Pourtant, je sens déjà la fatigue monter. Ce n'est que le début.
Me voilà seul pour finir les 5 derniers kilomètres, je paie le départ rapide et le changement de rythme. Je regagne un peu de terrain sur le groupe devant moi, mais il ne faut pas se leurrer, cette portion du parcours est en descente et m'aide beaucoup à me refaire. Je sens bien que mes jambes s'alourdissent, qu'une fatigue inévitable est en train de tomber sur moi comme une chape de plomb.  Je commence à  flipper, parce que je suis dans un état très vulnérable. J'essaie de prendre du recul sur la course, et je me vois, essoufflé, harassé... je me dis que j'avais prévu de n'être dans cet état qu'à l'arrivée. Il faut que je me ressaisisse.
Ploudaniel007.JPGMais rien à faire, je suis à bout. Je décide, au kilomètre 13, de ralentir un peu, pour reprendre mon souffle et laisser le temps à mon cœur d'avoir un rythme plus lent. Parfois, une petite pause permet de repartir de plus belle, en meilleures conditions. J'avance au ralenti, en grimaçant. Les spectateurs m'encouragent. Je repars avec une meilleure foulée au bout de 500 mètres. Cela dit, je sais que je ne ferai pas un temps, mon objectif  est simplement d'arriver au bout. Et puis, arrive le kilomètre 14. Certains coureurs ont la force d'accélérer. Je préfère quant à moi profiter de ces derniers instants sans me ruiner davantage. De toute façon, je suis  épuisé depuis bien longtemps. Ça y est, l'arrivée est visible. Je ne vois plus que le bitume sous mes chaussures, et Danièle et Christiane au loin qui me prennent en photo. Je sais que j'ai fini. Encore un virage et c'est la ligne d'arrivée.Ploudaniel004     

Une fois la ligne franchie, je rejoins la salle pour me servir une boisson chaude et manger un petit peu. Je suis content de constater que je n'ai aucune courbature. Après le ravitaillement, et un bon quart d'heure de discussion,  je me sens comme si je n'avais pas couru. C'est bon signe pour la préparation du Marathon où il est important d'être frais chaque matin afin de repartir en toute possession de ses moyens pour une nouvelle séance.

Maintenant que la course est passée, j'ai comme d'objectif  à court terme, le semi de Kerlouan. Je vais gérer cette course sans accélération en restant le plus possible à 12km/h.

Par la suite, je vais entrer dans un cycle d'entraînement de fond afin de progresser. Je vais commencer par travailler plus spécifiquement le dénivelé tout en réalisant un vrai travail de renforcement musculaire au niveau des abdos et du dos. Le but étant bien sûr de développer des qualités essentielles au Marathon.

Ploudaniel041.jpg
 
                                                    ani018-R.gifésultats
Temps : 01h14’02"
79 ème sur 158         
14 ème V2h sur 25
Moyenne 12,16 km/h
soit 4'01" au kilo
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"Semi de Kerlouan"   
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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 07:28
    corrida000.jpg
corrida001.jpg
    La Corrida de Landerneau
(161 ème course) 

Le Pays de Landerneau Athlétisme organise ce  dimanche 25 mars 2012 la 3ème édition de la Corrida de Landerneau. Un très beau plateau est  attendu cette année, dans la lignée des deux dernières éditions.

Bien qu'étant une jeune course dans le paysage breton (3ème édition seulement), la Corrida de Landerneau est déjà bien installée dans le calendrier, ayant organisé le Championnat du Finistère l'année dernière, cette année c'est le Championnat de Bretagne du 10 km qualificatif pour le championnat de France. 

 corrida021.JPG 001.jpg

Le parcours est relativement plat, en circuit (une boucle de 2km et deux boucles de 4km) dans le centre ville de Landerneau, en partie le long des quais. Cela augure donc de bonnes performances chronométriques.

Au programme également, un 5 km réservé aux femmes et des courses enfants (inscription gratuite) qui remportent un vif succès chaque année.

La Corrida de Landerneau va se dérouler sous un superbe soleil (un peu trop d'ailleurs pour les coureurs !!!).     corrida019.jpg

Ce premier kilomètre est dangereux, emporté par la foule qui nous entraîne on pourrait se laisser aller à faire n’importe quoi, en plus c’est là que les spectateurs sont les plus nombreux et le profil est plat puis en montée dans la rue Alain Daniel. corrida004.JPGChute sur la gauche, un homme s'est pris le trottoir, eh ben celui-là je n’aimerai pas être à sa place. Il va se faire piétiner par une armée de fous furieux et même par une demoiselle juste derrière lui.

J’essaie de rester concentré et de ne surtout pas suivre qui que ce soit. Pour l’instant, tout est tout beau tout facile : le calme plat !. Mais je sais bien qu'au deuxième tour, ça va tanguer sévère et avec cette chaleur tout est possible.

corrida007.JPG

Je fais le point : 4’36 au km1 puis 4’48 au km2. C’est donc trop rapide mais c’est une affaire de secondes. Il faut penser à ralentir un peu et surtout boire.

corrida008.JPGJe poursuis sur cette lancée jusqu’au km 6 où hélas le rythme qui jusqu’ici était stable aux alentours de 13 km/h, a tendance  maintenant à baisser fortement je descends même sous les 12km/h. Je franchis l'arche, plus que 4 km et demi-tour sur les quais, où il y a beaucoup de monde pour nous encourager.

corrida003Je laisse quelques forces dans cette partie, mais je suis encore dans les temps au km5 : passage en 23’07. Passée l’euphorie de la première boucle, c’est mon fameux coup de moins bien des 7 kms qui me rattrape… Et en plus, le long faux plat qui arrive à grand pas… Je ralentis un peu la cadence et je sens que mon pote de course n’est pas au mieux non plus à ce moment… Mais nous arrivons tout de même à surmonter ce coup de moins bien (je pense que le fait d’être ensemble nous a fait tenir le coup plus facilement) et nous passons finalement la ligne de départ sur les mêmes bases que les kilos précédents. 

corrida020.jpgS’ensuivent 2 kilomètres durs mais dans lesquels je lâche vraiment mes dernières forces. Nous bouclons le 9 ème kilo à une moyenne de12 km/h. Au passage du panneau, un coup d’oeil sur ma montre me fait dire qu’il y a moyen de faire les 50 minutes!!!  Je relance un peu plus la machine et les derniers mètres sont rapides (enfin je trouve) et quelle surprise : dernier kilo en 4:37 pour un  49'29" soit moins de 5mn au km sous cette chaleur.

 corrida009.JPG

Une superbe course encore cette année avec un temps tropical  pour un 25 mars. Une satisfaction énorme d’avoir couru à plus de 12km/h sous cette chaleur. Ce résultat m’encourage encore plus pour mon marathon du Mont saint Michel au mois de Mai.

Je vais également participer au semi du Pays Pagan à Plounèour trez.
Et bien sûr, aux Foulées de Ploudaniel après le Trail de l'Aberwrac'h la semaine prochaine. 

corrida002C’est heureux que je rejoins mes amis après la ligne, content des sensations, pas de douleur et assez frais. Je termine cette course dans un état plus que correct. Malgré la forte chaleur cette course reste vraiment une compétition que j’affectionne beaucoup de par son magnifique parcours mais aussi par son caractère très roulant. Félicitations à l’organisation qui malgré un bon nombre de participants a su mettre de nombreux ravitaillements en eau. Un grand merci également pour les applaudissements tout le long du parcours.   

         

 

 

 

Vite, en route maintenant pour Guipavas, Noah fête ses un an. 

    ani018-R.gif ésultats

Temps : 00h49’29"
350 ème sur 553           
Moyenne 12,13 km/h
soit 4'57" au kilo
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Vitesse    corrida017.png
   Cardio 
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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:15

 

 

guipavas.jpg

guipavas001.jpg

guipavas002.png

13ème édition du Tour de Guip à Guipavas

(160 ème course) 

 On traverse la commune en passant par le centre-ville, un peu de campagne et aussi le bord de mer.
Circuit vallonné et apprécié par de nombreux coureurs toujours aussi nombreux tous les ans.

Une course qui a vu son nombre de participants croître sérieusement ces dernières années depuis, en autre, son entrée dans le challenge de l'Elorn, dont ce sera la troisième étape.

Les coureurs du challenge craignent cette course. Si la première partie est plutôt facile, le retour vers Guipavas est terrible avec plusieurs côtes qui font très mal aux jambes. 

Avec un petit vent frais et  sous une pluie froide, me voilà  avec plus de 500 autres coureurs sur la ligne de départ, pour moi il s'agit de ma quatrième participation.

Je connais bien le parcours, et cette année pas d'objectif, juste accompagner Ghislaine.

Ma course:

guipavas004.JPGll est 10h00 le départ est donné, sous la pluie , le coup de pistolet retentit, tout le monde s'élance vers le centre du bourg.
Nous partons tous les trois  (Ghislaine, Éric et moi) en queue de peloton et nous suivons la foule des 500 coureurs. J'ai décidé de mettre un peu les freins cette fois-ci sur cette épreuve, pour être au top la semaine prochaine à Landerneau. 1er km en 4'57"/km - 2 ème en 4'42"/km.

Guipavas011.JPGPas de souci ma FC est  basse, pour cause ça descend, c'est cool, mais ça ne dure pas, au  km 2 on attaque la première difficulté, une belle côte de 1,5 km avec un dénivelé de +80m, sous  la pluie et la grêle. Après plusieurs ralentissements dans la côte, Ghislaine me dit de partir devant, donc après cette baisse d'allure au 3 ème km en 6'07"/km, je décide de mettre un peu de GAZ !
Guipavas012.JPG J'avale  le 4 ème km en 5'03", puis c'est le 1er ravitaillement, je prends  un verre d'eau, ça va bien, juste les jambes qui me rappellent que cette semaine j'ai fais beaucoup de kms.
Guipavas013
 Maintenant c'est parti pour 2km de descente, c'est bon! ma FC va redescendre, 5 ème km en 4'58"/km et le 6 ème km en 4'31/km ma FC est aux alentours de 139 (75%) donc ça roule, là on nous previent que ça glisse, pour cause on arrive sur les bords de l'Elorn, pour 2,5kms de vases et rochers, il faut être vigilant, un mauvais appui et c'est la foulure.
Mon allure reste bonne 7ème km en 5'17"/km - 8ème km en 5'27"/km, encore une petite côte et 2ème ravito, là je prends un verre d'eau et un morceau de sucre, je me suis mis à marcher 3 mêtres avant le ravito et je suis reparti tranquille,  jusqu'au 12ème km ça va c'est encore assez plat.


Puis arrive cette longue montée. Je me retrouve en compagnie de Bernard de Loperhet, on attaque la pente tranquillement en discutant. Je sais qu'au sommet, au niveau du rond point se trouve Christiane et une partie de ma famille. On arrive en haut, Bernard continue et moi je vais dire un petit bonjour à toute ma famille.Guipavas014-copie-1.jpg

Il ne reste plus qu'un km et c'est dur ! On a beau être surmotivé au départ, à ce moment là de la course on souffre et on n'a qu'une envie c'est de ralentir, voire de marcher. Je m'accroche. Je ne cherche plus à contrôler mon souffle, je le laisse vivre sa vie et j'essaie d'accélérer le rythme et la cadence de ma foulée. Plus j'aimerai ralentir et plus j'accélère au contraire, enfin j'essaie. Il reste 500 m. Je ne pense plus trop à mes cuisses mais je suis à court de souffle. Je ne contrôle plus du tout ma respiration. J'ai besoin d'oxygène et je rejète le CO2 comme je peux. Je suis pas loin de la détresse respiratoire, comme beaucoup de mes collègues de course autour de moi. Je double encore quelques concurrents et voilà la ligne d'arrivée,  je sprinte, c'est pour moi, ça me fait plaisir.    
Je passe sous l'arche en  1h16mn19s.
Une magnifique matinée, un bel effort et des sensations vraiment bonnes pour courir plus longtemps !
Guipavas015.JPG Après avoir récupéré un petit peu, Eric et moi nous décidons de retourner chercher Ghislaine pour l'accompagner jusqu'à l'arrivée.

guipavas003.JPG

ani018-R.gifésultats

Temps : 1h16’19"

334 ème sur 501

66 ème V2h sur 110

Moyenne 11,80 km/h

soit 5'05" au kilo

      
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Cardio
emaines guipavas006
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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 20:44

 

 

Guilers.jpg

Guilers001.jpg

 

  Entre Fort et Château Course nature à Guilers

(159 ème course)

 

Pour cette 1ère édition de la course,  le club d'athlétisme de Guilers nous fait découvrir par des chemins vallonnés 2 sites remarquables de la ville : 

le Fort de Penfeld et le Château de Louise de Kéroual.

Départ  du Fort, rejoindre le Château de Kéroual et revenir par les petits recoins du bois au Fort.

En passant des rives de la Penfeld au bois de Kéroual je vais découvrir le château de Louise de Kéroual et fouler pour la première fois la pelouse du fort de Penfeld.

Guilers010.JPG

On avait encore le sourire ! (mais ça ne va pas durer)

Ma course:

Après les courses faites au ralenti de Bourg Blanc et de Kerhuon, le trail de Guilers sera le test pour mon mollet droit. 

Guilers002.JPGLe départ est donné à 10h00 aux 300 concurrents avec un température ambiante assez fraîche. Nous sommes tous un peu inquiets : le parcours est annoncé difficile, technique et assez humide.

Sur ce parcours à 95% de chemins et avec un dénivelé positif, je pars prudemment afin de ne pas me griller (ne connaissant pas le parcours), au fil des kilos je me sens bien et surtout lors des montées je peux appuyer sans douleurs sur les mollets et les cuisses. Je commence à les remuscler pour mes futures échéances et c'est là que je double pas mal de participants.

Guilers007.JPGDès le 2ème km nous attaquons une belle côte, hors d'oeuvre d'un parcours très pentu, avec un profil de montagne russe.

Guilers013.JPG

J’arrive au ravito (7km) en 37’, les sensations sont bonnes. Le parcours est très sympa avec des monotraces et des passages beaucoup plus sauvages. Je passe le 8ème kilo en 43' , les sentiers continuent à être très sympa et je prends de plus en plus de plaisir sur ce tracé.

Guilers004.JPG

Après ce moment de bravoure, il nous reste 4 km à parcourir et pas plats du tout !!!!  Je commence à payer mes efforts et je suis laché successivement par mes compagnons de route. Mais, mon challenge est maintenant de résister, il faut tenir. 

 Je commence à faiblir et au fil du temps mon allure se réduit sans pouvoir accélérer. Je me rends compte que je n'ai plus rien dans les chaussettes.... un vide complet. Je vais faire le dernier kilo dans la douleur.

Une petite déception sur ma performance, sans doute un jour sans mais surtout un manque d'entrainement.

Guilers012.JPGJe finis 202ème sur 300 en 1H05, épuisé.
Le mollet droit a tenu et c'est le "principal". Pas de crampe mais j'ai souffert de la "soif" tout simplement. Encore quelques réglages à venir  avant le Trail de l'Aberwrac'h début avril.

J'avais un compte à régler avec moi et ce mollet depuis le Marathon de La Rochelle, c'est chose faite.....

 

Guilers009.JPG

Beau parcours en sentiers, chemins et de petits tronçons de bitume.
Châteaux forts,  et bénévoles en tenues d'époques agrémentent le parcours.

Un grand merci aux organisateurs pour leur accueil chaleureux et leur professionnalisme.

Guilers014.JPG

ani018-R.gifésultats officiels :

                                              Temps: 01h05'10"

                                              202 ème sur 295.

                                              40 ème V2h sur 55.

                                              Moyenne 11,00 km/h

                                              soit 4'52" au kilo 

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Vitesse

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Dénivelé

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Cardio

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 07:51
Kerhuon000.jpg  Kerhuon001.png
Kerhuon002  Le Relecq Kerhuon "Entre Terre et Mer"
(158 ème Course)
   
2 ème épreuve du Challenge de l'Elorn.
Pour ma part 4 ème participation, avec cette année aucun objectif sur le challenge. Je vais privilégier cette année les Trails et les courses longues en préparation de deux marathons cette année. 
Rendez vous à 09h30, salle de l'Astrolabe à Kerhuon pour récupérer mon dossard aujourd'hui le "113".    
Après un mois sans course, (hématome au mollet gauche) c'est donc aujourd'hui qu'à lieu mes débuts  dans le challenge de l'Elorn 2012. Levé à 7h après une bonne nuit, j'ai eu l'heureuse surprise de constater que mes mollets se portaient bien ce matin, contrairement  à ces derniers jours. J'ai donc arrêté mon choix sur une course en douceur type entraînement, avec quelques accélérations pour voir !!!! 
    Mais bon, retour à la course de ce matin. Le départ a été donné à 10h15. Je suis en queue de peloton avec Ghislaine, nous allons faire la course ensemble. Je trouve toujours difficile d'évaluer la taille du peloton, mais je dirais que nous étions probablement plus de 400 à prendre le départ sous une pluie torrentielle.

Kerhuon011.jpg

Comme il fallait s'y attendre, le troupeau était très dense peu après le départ, et ça bouchonne  à la sortie de la piste d'athlé et dans la première petite montée . kerhuon1

Puis le peloton s'est étiré au bout d'un kilomètre de course. Une fois arrivé, dans la descente du Moulin Blanc, j'ai été en mesure de prendre un rythme qui se situait aux alentours de 5'45" au km. Je dirais que mon niveau d'effort était alors «confortablement facile», et je me suis mis à croire de maintenir ce rythme pour la totalité de la course. La partie suivante une montée de 4 kilomètres, me réserva toutefois quelques mauvaises surprises, notamment un violent ralentissement de mes compagnons de route et une grosse pluie froide accompagnée d'un vent de face. 

Kerhuon010Comme prévu au départ, j'ai ralenti et la moyenne est tombée à 8,4 km/h, sur une portion montante qui ne présentait pas pourtant un pourcentage très élevé. Après 2 ou 3 minutes, je me suis toutefois rendu compte que maintenir ce rythme était très taxant pour mes muscles des jambes, et mon rythme trop facile commençait à être moins confortable... Le reste de la montée, en plus de nous offrir un vent de face, comprenait quelques autres portions plus raides qui compliquaient la vie des coureurs avec moi. Heureusement arrive le ravitaillement, n'ayant pas le besoin de m'alimenter, j'attends en trottinant Ghislaine et Alain. Maintenant la descente vers le lac, une portion qui faisait du bien, courir à un rythme plus rapide approchant les 11 km/h par endroit. 

Kerhuon008.JPG
 Même si je suis à plus de 29 minutes du temps de l'année dernière, je peux être content de ma course. Mon mollet a tenu aux accèlerations brutales et au divers changements de rythmes, Ghislaine a battu son propre reccord mais surtout, je crois savoir qu'elle a réussi à extraire de sa personne tout ce qu'il y avait à extraire ce matin. Tout le monde était content après avoir passé le fil d'arrivée. Dans des cas comme ça, on sait qu'on a tout donné et qu'on aurait difficilement pu faire mieux.  
    Kerhuon005.JPG
    Le dernier tour de piste, que l'on trouve toujours très long.
Kerhuon006.jpg
Une magnifique matinée de sport (malgrè le temps) dans l’excellente ambiance que l’on connaît traditionnellement grâce au dynamisme de l’équipe organisatrice.Kerhuon009.jpg
                                       ani018-R.gifésultats

Temps : 01h38’34"

   385 ème sur 401         

78ème V2h sur 81

Moyenne 09,44 km/h

soit 6'22" au kilo

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      Kerhuon012
Vitesse
Kerhuon013
      Cardio   
Kerhuon014
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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 08:42

 

 bb000.jpgCourse-du-lac1.png

La Course de Bourg Blanc

(157 ème course)

4 semaines, il y a 4 semaines, j'étais aux 30 kilomètres de Trégarantec. Que de souvenirs, toujours aussi longues ces semaines de repos. Un peu de vélo et quelques petites sorties de 30 minutes en trottinant..
Ça y est, j'ai rechaussé les runnings.

Ce matin, 10h et 12 kilomètres mais doux, tout doux

bb6.JPG Aujourd'hui donc, reprise de la compétition sur le 12 kms de Bourg-Blanc, un petit échauffement avec 2 côtes et une petite pointe à 13 km/h sur 3 minutes, juste pour voir comment tournait le moteur. Et bien, le mollet est encore un peu fatigué, c'est un peu difficile mais cela revient. 
bb001
500 coureurs sont prêts à s'élancer sur les deux boucles autour du lac.

10h00 le départ est donné, je me trouve bien au chaud à l'arrière du peloton avec le dossard "93". Eh oui,  au milieu d'un peloton d'amis très dense, il fait chaud même quand le temps est froid comme aujourd'hui.

bb8 Les premiers kilomètres se passent bien à 13 de moyenne, je suis dans un petit groupe, on plaisante, on déconne, on interpelle les spectateurs,… tout se passe bien.  Au quatrième kilomètre de course, j'ai décidé de suivre l'exemple de quelques fusées qui dépassaient tout le monde : je me suis rangé complètement à droite pour dépasser les coureurs plus lents que moi, montant parfois sur les trottoirs quand la place manquait. bb9.jpg Les nuages s’éloignent petit à petit et laissent la place à un ciel clair. Cela a son importance. Il ne va pas pleuvoir, on aura juste un peu de vent… Une bonne nouvelle non !!!!!! Après avoir doublé énormément de coureurs en début de course, j'ai eu l'impression de me faire dépasser plus souvent que je ne dépassais. Ce n'était pas grave, j'étais dans ma bulle et je faisais ma course à moi.
bb5.JPGLe 10 ème kilo arrive et j’ai une petite douleur au  mollet qui revient, ma vitesse va passer de 12 à 9 km/h. Ça ne va plus très bien dans la tête, je n'ai plus la frite.

 Que se passe-t-il ?.

 Cela va t'il empirer ??.

Mais que m’arrive-t-il ???

Il y a quelque chose qui cloche….
Maintenant, les deux derniers kilomètres vont s'enchaîner à 10 km/h. J'avance un peu moins vite, j’ai compris qu'à cette allure je pourrais aller jusqu'à l'arrivée.
    J'ai mal aux jambes, mais je gère. Et le moral !!!!!   
  J’ai les pieds qui râpent le sol, les foulées sont très lourdes, je tape le sol avec violence. Je n’ai plus la force de lever mes jambes. Mais je le sais, je vais finir. Comment, je ne sais pas mais je vais passer la ligne.

2002-02-26 Bourg Blanc 12km Nad GilbJ'ai senti que la montée vers l'arrivée se passait plutôt bien. À une vingtaine de mètres du sommet, j'ai accéléré pour dépasser une jeune fille qui semblait être rendue au bout de ses réserves. Cette accélération m'a fait prendre conscience également qu'il ne me restait de mon côté plus beaucoup d'essence dans le réservoir. bb1.JPGEn tournant à gauche vers l'arche d'arrivée, j'ai vu que ma montre indiquait moins d'une heure cinq minutes, et j'ai compris que l'affaire était dans le sac. Est-ce que ça m'a fait ralentir ? Au contraire! Je me suis mis à courir le plus vite que je pouvais sur les vingt derniers mètres, comme pour célébrer l'atteinte du but final.  J'ai finalement franchi l'arrivée en 01h04'39" à ma montre.
Une boisson chaude, du pain d'épice et direction la voiture pour un bon massage des jambes, en espérant que la douleur au mollet soit due au manque d'entraînement. bb002.JPG

  ani018-R.gif ésultats

Temps : 01h04’01"
 395 ème sur 497
      78 ème V2h sur 99
Moyenne 11,25 km/h
soit 5'20" au kilo
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" Entre terre et Mer"   

bb011.png

    Vitesse  

bb010.png

 Cardio

Course du lac2

    Dénivelé 

   


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Dominique DEBOEVRE Deboevre-court.over-blog.com - dans Courses 2012
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 11:59

 

affiche trail des manoirs finale-2012

DENIVELE-DU-28KMS.jpg

Manoir04.png

Le Trail des Manoirs (156 ème course)

Un parcours de 29 kms :

Ce parcours a été dessiné par des trailleurs confirmés pour des trailleurs exigeants. Attention !!!!! Il est fait pour un public averti : 

- Dénivelé de + 700m

- 80% de chemins boisés

- 10% de prairies

- 10% de routes 

Les vallées et sous bois s'enchainent du début à la fin du parcours.

Passage d'un pont, traversée de 2 rivières.....les difficultés techniques aussi...... La part belle est faite aux relances.

Le parcours se veut difficile et pourrait se corser selon les caprices de la météo. Il est prévu 2 ravitaillements, après 10 kms et 20 kms.

 Comme l'année précédente, le parcours nous mènera sur les communes de TREGARANTEC et SAINT-MEEN, à proximité des manoirs de MORIZUR, KERDANET et KERDUDEN en traversant également les communes de PLOUNEVENTER, LANHOUARNEAU et LESNEVEN.

Ma course

Bon, et bien voilà, la reprise est là et bien là et je vais sans doute payer un peu le manque de préparation de ce dernier mois. Je n'ai pu reprendre la course que par des petits footings après 3 semaines sans courir.

On y est,1ere course de l'année, Dimanche 29 Janvier, deuxième édition du Trail des Manoirs sur la commune de Trégarantec et ma deuxième participation.

Le trail des Manoirs est devenu maintenant un parcours de 29 kms avec 700 m de dénivelé positif. ( l'année dernière le parcours ne faisait que 22 kms).

Je voulais le refaire cette année et ça y est, j’y suis, un peu froid en ce dimanche matin mais je suis couvert bandeau sur les oreilles, gants etc 

Le réveil sonne 06 H 30, départ de la maison 07 H 45.

Après à peu près vingt minutes de route, me voici au bourg, près de la ligne de départ, direction maintenant la salle des sports pour le retrait du dossard, ce dernier en poche, prise de deux cafés et d’un petit pain au chocolat offert par l’organisation puis retour à la voiture pour la fin des préparatifs avant le grand départ, pas mal de monde déjà présent.

Nous serons une centaine au départ

Petit échauffement suivi d’une mise en place sur la ligne départ et petit briefing de course avec la description des quelques difficultés que nous rencontrerons, un petit mot aussi sur la sécurité et le respect de la nature.

 Departs-2012-0017--2-.JPG

Briefing terminé l’heure du départ a sonné nous partons du parking de la salle et nous bifurquons sur notre droite pour prendre une route goudronnée et déjà un petit embouteillage.

Nous descendons sur 500 m dans un chemin déjà un peu boueux avant d’attaquer une première montée afin d’arriver sur un petit single tout en faux plat au travers d’une pâture.

Après 1.5 kms nous attaquons la forêt toujours sur un single pour une première descente le long d’une corniche donnant en contre bas sur une rivière.

1

Joli paysage nature, on se croirait dans la jungle, nous attaquons dans le bois un chemin qui monte doucement puis la pente s’accentue à en couper les cuisseaux  toujours sur un single un peu plus large.

Au sommet nous attaquons une longue descente à travers la forêt avec quelques relances, quelques courts faux plats montants, ensuite nous traversons à nouveau une pâture à l’ombre des arbres avec une fine couche de rosée.

3

La pâture traversée nous arrivons dans la cour d'un beau manoir avant de remonter  à nouveau sur un chemin  recouvert par des feuilles mortes qui font fuir les appuis, puis nous redescendons, je me sens bien et là patatra le mollet droit qui donne des signes de faiblesse !!!!

Je poursuis la descente en continuant d’appuyer sur ce foutu mollet qui me lance un peu, nous descendons à travers la forêt.

Manoir06.JPG

Arrivé en bas et bien il faut  remonter sur environ 1 km avant l'arrivée.

Les cuisses sont dures mais je fais un dernier effort et mentalement, c’est clair que c’est dur de finir une course avec  une douleur, mais je serre les dents.

Je passe la ligne au bout de 02 H 24 Min 35 s.

A l’arrivée petit ravitaillement avec du chocolat, du pain d’épice, de l’eau.

Après un petit changement car bien qu’il y ait la présence du soleil il fait un peu froid nous sommes tout de même en hiver.

440 coureurs répartis sur les 3 parcours ont répondu présent.

Encore une bonne journée, une belle course avec des montées et des descentes cassantes où j’invite les coureurs et coureuses qui aiment les parcours qui font brûler les cuisses à y participer l’année prochaine.

Merci aux organisateurs et aux bénévoles pour cette belle course.

Manoir05.JPG

Parti à trois ----- Arrivé à Trois

 

ani018-R.gifésultats  :

                                              Temps Réel: 03h36'51"

                                               Moyenne 8,16 km/h

                                               soit 7'28" au kilo

 

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un peu de repos et à la prochaine.

Manoir01

Manoir02.png

Manoir03

 

 


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