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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 17:27
Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Marathon de la Loire

"Saumur"

443 ème course

Pour son édition inaugurale, le Marathon de la Loire nous invite à vivre une expérience unique. Plus de 2000 coureurs, compétiteurs et amateurs de course à pied à la recherche d’excellence, sont attendus afin de se confronter à la plus mythique des épreuves que propose l’athlétisme.

Le Marathon de la Loire est avant tout la promesse d’un souvenir et d’une expérience inoubliable. A l’issue d’une épreuve exigeante mais également riche en émotions, franchissez l’excellence et inscrivez votre nom au palmarès du 1er Marathon de la Loire.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Le marathon n’est ni plus ni moins que l’épreuve reine de l’athlétisme. C‘est l’épreuve où l’on doit se dépasser, aller au delà de la douleur et de la fatigue pour montrer toute l’étendue de son opiniâtreté et de ses capacités physiques.

Mais ce n’est pas parce que l’on doit courir 42 km que l’on ne doit pas profiter du cadre particulier que nous proposent les bords de Loire et Saumur.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Samedi après midi, visite du village marathon, balade dans les rues de Saumur, petite escapade à l'entrée du château et un impressionnant passage au manège des Ecuyers pour assister au concours international de voltige équestre.

Il se fait tard, il est tant d'aller manger une bonne assiette de pâtes "al dente" avant d'aller dormir.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Aujourd'hui l'objectif, après les 80 bornes de Paris, il y a un mois est simple "Terminer en moins de 4 heures".

La physiologie a ses lois, et on paye toujours l’addition, tôt ou tard. La fatigue est arrivée durant le cycle de récup. A l’entrainement, sur les simples footings, je me sentais lourd, collé. La vitesse des footings était normale, mais les sensations, vraiment dégueulasses. Après l'Urban trail et le trail de l'Hermine la semaine dernière, mon état d’esprit conquérant a laissé place aux doutes et aux craintes. 

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Bon, allez, commençons par le commencement. Le jour dit, il est 6h00 du matin, le réveil sonne. J’ouvre un œil, puis deux (oui, car je n’ai rien d’un extra-terrestre, je suis comme tout le monde, j’ai deux yeux ). Je m’envoie un bon petit déjeuner Gâteau sport, café. Tartinage de crème sur les pieds, tartinage de vaseline partout où ça frotte, puis habillage. Je rejoins Monique et Eric à Saumur. Je pense n'avoir rien laissé au hasard y compris au niveau tenue et gel. Petit footing jusqu'à la ligne de départ, il fait beau mais pas très chaud, le cadre est magnifique, les conditions idéales et l'ambiance de folie.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Nous entrons dans le sas, 3h45 pour Monique et moi, c'est impressionnant, la musique et la foule particulièrement joyeuse, c’est un moment fort où je ressens vraiment que ça y est.
Avant le départ, l'ambiance est électrique, tant chez les coureurs que dans le public, après une holà d’enfer, le départ est donné à 8h45.

Le maire de Saumur lâche les 2000 coureurs multicolores partageant le même rêve idiot que moi : courir 42,195 km.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Boom ! C’est parti croyez moi, ces premiers hectomètres sont toujours une expérience inoubliable. Sur un marathon, les premières décisions comptent beaucoup. Il faut s’adapter vite, trouver l’allure et voir vite si ça vaut la peine de partir 1 ou 2 kilomètres un poil vite pour pouvoir ensuite évoluer dans un bon groupe, régulier aux bonnes allures. Mais il faut rester relax. Km 1 : 5’01. Un poil vite, je devais partir sur un rythme de 5’20" au kilo et faire le point sur mon niveau du jour au km 10.
Je suis bien, tout roule, je me retiens, c’est dur parce que l’envie me pousse réellement. Je suis quand même un peu rapide car je passe le km 2 en 10’22 au lieu de 10’40". Oui je sais, c’est mal, mais je n’ai vraiment pas l’impression de forcer, du coup j’essaie d’ajuster un peu et passe le km 4 en 20’25. C’est pas mieux, je n’arrive pas à ralentir. J'attends le premier ravitaillement qui va sans doute casser l'allure : 1'20" d'avance au kilomètre 5. Je suis ensuite méga régulier, je parcours en effet chacun des kilomètres suivants en 5’25" tout pile, ce qui me permet d'arriver au 10 ème avec 12" d'avance, c'est mieux. Je check la machine, pas de fatigue, pas d’essoufflement, pas de point de côté, pas de douleur. Ok on continue.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Je suis au kilomètre 15 et je réalise que je vais bien. Je scanne mentalement mes sensations et mon corps, de bas en haut et de haut en bas, tout va bien. Ma montre m’indique moins de 5’20’’ et je me demande « Irais-je trop vite ? ».  Comment savoir si la décision est la bonne? . Durant ce dialogue intérieur, très intense dans ma tête, se dégage cette notion de « sagesse intérieure ». Cette sagesse est nécessaire pour entrer dans la zone de confort et aborder une nouvelle cadence, peut-être pleines de promesses. Mon corps et mon esprit savent que je dois atteindre l'arrivée. En ce moment, je peux continuer sur ce rythme, mais!!!.

J'écoute cette petite voix qui me dit " Les plans et les calculs sont une chose, savoir écouter sa sagesse intérieure en est une autre". Cette force bienveillante me fait prendre la décision de rester à cette allure avec Monique jusqu'au semi, après j'aviserai.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

On passe par les villages de Tréves, Cunault et Gennes, les gens nous encouragent par les prénoms, je tape dans les mains des gamins. On traverse le pont suspendu au dessus de la Loire pour rejoindre "Les Rosiers sur Loire " au 20 ème kilomètre. C'est parti pour le chemin du retour. Le semi arrive déjà, je franchis la ligne en 1h52'14". Je suis toujours bien, mes cannes tiennent le coup et je continue mon petit bonhomme de chemin, sur ce parcours qui me plaît bien.

Km 25, "St Clément des Levées" un joli village particulièrement mobilisé, c'est là qu'à lieu le passage du relais pour le duo. Une distraction faisant presque oublier que je suis en train de courir depuis 2h12min. Je suis toujours bien. Cela me donne du tonus pour ne rien lâcher. Je profite des encouragements du public massé sur le bord de la route pour positiver. Puis nous enchaînons avec du moins drôle, un léger faux-plat défavorable, et je ne pense pas qu’il s’agisse uniquement de la sensation de fatigue.

L'allure commence à baisser légèrement à partir du km 26. On passe par le village "La Croix Rouge". Le soleil tape plus fort, et sur ce léger faux plat montant  mes jambes deviennent 2 poteaux qui n'obéissent plus.

Mon prochain objectif est de passer les 30 km sans encombre.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Les kilomètres passent. La transmission d’énergie du public est fabuleuse dans un marathon. Le public envoie une énergie productive.

« Allez Dominique ! C’est merveilleux ce que tu fais ! »

La vague de soutien sur le bord de la route stimule le progrès, marque les étapes et occupe la tête quelques hectomètres.

Les douleurs musculaires commencent à se faire sentir au km 35. Je fixe mon regard au loin dans cette ligne droite le long de la gare.

36 ème, j'aperçois Christiane à l'entrée du pont qui nous emmène pour deux bornes sur "l'Ile Offard. Je vois la ligne d'arrivée juste de l'autre coté de la Loire mais il me reste encore 5 km pour la rejoindre.

Nous passons ensuite sur le pont Cessard qui nous ouvre les portes du centre ville de Saumur.

Dans un virage au 39 ème kilo, je vois plusieurs personnes avec des drapeaux Bretons, de l’autre côté de la route, redoublement d’applaudissements et de cris à mon passage “Allez la Bretagne”. Je n'ai pas la force de les remercier.

Nous sommes en plein cœur de la ville, nous serpentons vers l'arrivée.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Quand je franchis le panneau du 40 ème km, je ne me dis pas "c’est bientôt la fin". En fait, j'ai le sentiment très précis qu’il me faudra autant d’énergie pour franchir les deux derniers kilos que celle qu’il m'a fallu pour arriver ici.

Tout le monde met sa fierté dans des défis absurdes. La mienne est de ne pas m’arrêter de courir avant la ligne d’arrivée. Quoi qu’il arrive, ne pas marcher, ne pas m’arrêter. Et j’en vois des coureurs marchant, voire arrêtés.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Mes jambes s’entrechoquent sur les pavés de la cité Saumuroise, je lutte. Je trouve les 2000 mètres restants très longs. La chaussée se resserre par endroit. Nous passons au pied de la forteresse royales possession des comtes d’Anjou au xv ème siècle. Il y a de plus en plus de spectateurs, ça fait du bien. Un ultime virage et c'est la longue ligne droite en bord de Loire, vent de face, in.ter.mi.na.ble. J’aperçois l'arche au loin, l’arrivée enfin.

Allez, il reste 195 mètres, un homme est à côté de moi, on se soutient mutuellement pour finir.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

J’accélère pour faire une belle foulée, des fois que des photographes soient dans le coin. Je passe la ligne d’arrivée, très fier de moi. Je stoppe le sablier électronique que je porte au poignet, il indique 3h 58mn, mais peu importe le temps. Pas de larmes, mais une émotion intérieure assez forte. Oui, 17 ème fois marathonien, et je n’ai pas vu le mur, pas de crampe, pas de gros coup de pompe.

Je suis satisfait car, au final, j'ai une fois encore bien géré la distance et réalisé un chrono correct.

Je reçois ma médaille et je suis fier. Je la contemple avec le regard d’un enfant.

Je me traîne pendant quelques mètres, jouant des coudes parmi les coureurs, résistant à la tentation de m'allonger par terre.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Pour le retrait des dotations après course, il a fallu attendre debout pendant plus d'1h, alors qu'après 42 bornes on n'a qu'une seule envie, poser son cul pour récupérer.

Point noir à revoir absolument.

Plus de 400 bénévoles se sont mobilisés pour contribuer au succès de cet événement.
Pour vos sourires, vos encouragements, votre disponibilité : un immense merci.

S'en est suivi de bons moments entre amis, avec un bon petit apéro et un pic nique au bord du fleuve. La simple joie de se retrouver, ensemble, à partager de bons moments, tous satisfaits de l'instant présent quelque soit le chrono.

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

Un magnifique week-end de Pâques, merci à tous..

 

Mon dix septième marathon : Saumur

Résultats officiels :

Temps officiel : 03h59'29"

Temps réel : 03h58'14"

1015 ème sur 1822

51 ème V3h sur 106

Moyenne 10,70 km/h

soit 5'40" au kilo

 

Cadeau souvenir 

Mon dix septième marathon : Saumur
Mon dix septième marathon : Saumur

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Merci d'être venu passer un moment avec moi et à la semaine prochaine pour le 

« Semi Marathon de la Baie »

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 14:44
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac

Le Marathon du Cognac

(422 ème course)

Départ au cœur du village gastronomique, vous traverserez le pont de Jarnac, le Bourg Charente et le Château de Créssé. Vous  passerez ensuite au pied du Château Marnier Lapostolle. Passage par la campagne et les vignobles charentais pour rejoindre Julienne, Chassors, et la traversée d'un chai pour revenir sur les quais. Nouveau passage sur la ligne de départ et  direction Gondeville, Barde, le pont de Vinade (très beau panorama), pour rejoindre le village de Bassac et  traverser le cloître de l'Abbaye. Par la suite, vous rejoindrez Foussignac pour un ravitaillement festif et musical avant de redescendre sur les Métairies pour traverser un chai et la cour des établissements Courvoisier. Toujours dans la campagne charentaise, passage par le village de Brassac avant de rejoindre les rues de Jarnac et revenir par les quais pour franchir la ligne d'arrivée au sein du village avec ses animations.

Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac

Le Coup de Jarnac : un Coup loyal

 Un vrai coup de Jarnac qui n’est pas un coup bas mais à l’origine un coup de maître ou de génie comme a pu le faire Guy Chabot de Monlieu, baron de Jarnac lors de son duel avec François de Vivonne, seigneur de la Châtaigneraie le 10 juillet 1547 en lui tranchant le jarret par une habile feinte inconnue de son adversaire.

Samedi, le réveil est matinal, j’ai passé une mauvaise nuit, mon capital sommeil est entamé. Petit déjeuner et préparation de la tenue de course.  Une matinée sans pluie est annoncée par « les spécialistes ».  Départ à 07 h d’Angoulème pour Jarnac.

Il est temps de passer aux choses sérieuses. Les jambes me démangent : il faut dire que je suis au repos depuis 2 jours. 

Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac

Sur place, près de 3850 coureurs, transforment la ville en une immense salle des fêtes. 1550 sont venus pour le 10 km et 1800 pour le semi. Nous serons environ 500 sur le marathon.

 Il fait encore frisquet ce matin. Heureusement, je pourrai rester couvert jusqu’au dernier moment et laisser mes affaires à Christiane.

10 minutes avant le départ c’est la veillée d’arme. Nous sommes comme des parachutistes dans l’avion, attendant le largage. Nous savons que, tous au top de notre forme, certains ne finiront pas la mission, et que même ceux qui la finiront seront probablement sévèrement atteints physiquement. Un sentiment étrange plane dans les regards sur la ligne.

Le départ est donné à 8 h 55  et c’est parti ! Eh oui croyez moi, ces premiers 500 m sont toujours une expérience inoubliable. La musique, les fumigènes, les confettis, la traversée de la Charente et la foule particulièrement joyeuse, c’est un moment fort où je ressens vraiment que ça y est.

J’en rêvais depuis 7 mois, j’ai couru plus de 150 heures, plus de 1500 kms pour me préparer, et ces premiers hectomètres sont une récompense. Les larmes me viendraient presque aux yeux tellement je suis heureux d’être là, au milieu de ces coureurs multicolores partageant le même rêve idiot : courir 42,195 km.

Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac

Ne pas s’emballer dans les premiers kilomètres. Mon rythme c’est 5’20" au kilo. Je me suis même équipé d’un bracelet avec mes temps de passage pour ne pas les oublier.

De toute façon, le sentiment en parcourant ces premiers kilomètres est tellement délicieux que je n’ai qu’une envie, qu’il dure une éternité.

Les premiers kilomètres me permettent de me réchauffer car il ne fait pas très chaud. Je suis toujours surpris par ces coureurs qui pendant les deux premiers kilomètres se sentent obligés de te bousculer ou de te marcher dessus pour te dépasser. Il leur reste pourtant un bon nombre de bornes avant l'arrivée. 

Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac

Tout va idéalement bien. Je suis aux anges, je cours l’œil sur ma montre pour réguler mon rythme au cordeau. Tout baigne.

Déjà le premier ravitaillement, un gel et un grand verre d'eau, je repars. Beaucoup de coureurs "zap" le premier ravito. Pas grave me direz-vous, ce n’est pas après 5 bornes que l'on a soif ou besoin d’énergie… Erreur, il faut s’hydrater et s’alimenter dès le premier ravitaillement.

D'ailleurs, cela ne loupe pas, une fois mon rythme de croisière bien en place (11,5km/h soit 3h45 au marathon) je rattrape doucement un par un les coureurs qui m'ont passés au début. Pour certains je ne les reverrais plus. Début de la première difficulté , 5 kilomètres en légère montée qui nous fait passer dans le charmant petit village "Julienne" au kilomètre 10.

52'20" au 10 ème, une minute d'avance sur le plan.

Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac

17 ème, après avoir traversé les champs de vignes c'est l'occasion d'un premier passage dans un chai" Louis Royer " avec dégustation de cognac.  Nous sommes accueillis aux sons de la bombarde et du binioù de François. Je passe mon tour au niveau dégustation.

Retour sur le quai de la Charente qui annonce la fin de la première boucle et surtout passage devant ma supportrice n°1 pour la photo.

La transmission d’énergie des fans est fabuleuse dans un marathon. Le public envoie une énergie productive. 

Au passage dans le centre de Jarnac, il y a beaucoup de bruit et d' animation.

 Les kilomètres passent et je scanne mentalement mes sensations et mon corps; de bas en haut et de haut en bas … tout va bien.

Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac

Je repasse le pont et c'est parti pour la deuxième boucle. L'ambiance est plus calme, chaque coureur est un peu seul, des belles lignes droites, que du bonheur.  La deuxième partie plus solitaire, n’en sera pas moins belle.

J'ai un petit  matelas d’avance par rapport à l’objectif initial. Passage au semi en 01h50'. Je suis toujours super bien. L’œil sur le chrono, et cette petite voix dans ma tête "5’20 au kilo, toujours tu courras ".

Pour certains les jambes commencent à être lourdes et le rythme diminue. Pour ma part je suis surpris mais les cannes tiennent le coup et je continue mon petit bonhomme de chemin en dépassant quelques coureurs. Du 21 ème au 30 ème, le parcours est relativement plat. Je me sens bien et les encouragements des quelques spectateurs sur le bord de la route me donne du baume au coeur. Je m'interroge quand même.

Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac

Kilomètre 30, une belle petite côte de 3 km m'oblige à réduire le rythme. Si ça monte maintenant cela descendra tout à l'heure. Nouveau passage dans un chai avec dégustation de produits locaux, ça a l'air excellent tout cela. Je ne dois pas succomber à la gourmandise, un verre d'eau et un gel pour moi.

Je repars pour une belle descente. C'est le moment où mes jambes me disent qu'elles apprécieraient que je ralentisse.
Du coup, j’essaie de retenir mes membres inférieurs car j'ai tendance à oublier qu’il y a le mur à franchir. 

Les ravitaillements œnologiques font sûrement leur effet sur certains coureurs qui commencent à donner des signes de grosses fatigues.

Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac

Et j'attends le mur. Vous savez ce moment où le marathonien subit une baisse significative de sa forme aussi bien physique que mentale.  33 ème... 34 ème... rien!!!        35... 36 ème, c'est déjà l'heure de la pause suivante, chez Courvoisier, 2 minutes d'arrêt.   37 ... toujours rien, bon, je passe à travers cette fois, c'est très bien.

Pancarte "39" ouuuulllaaaaaa, quelle joie, je me rends compte qu'il me reste plus que 3 bornes.

J’entre en mode « tenir », serrer les dents. Chaque pas compte. Je ne cherche pas de choses extraordinaires, juste de continuer.

Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac

40 ème, dernier-ravito, ça sent la fin quand même, on rejoint Jarnac, La Charente, les quais et la foule. On me hurle dessus. L’émotion monte en moi et j’ai dû mal à la contenir. Je manque de perdre mon souffle. 

Dernier virage à gauche, j’entends cette fois mon fan club bien positionné, avec binioù et bombarde qui sonnent mon passage, je suis déconcentré dans ma ridicule accélération.  L’énergie me manque pour faire plus. Je m’approche de la ligne d’arrivée. Plus que 5 mètres. Je franchis l'arche, j’arrête mon chrono et je découvre mon temps: 3h 46mn 07s. Grosse déception sur le coup, je pensais avoir franchi la barre des 45. 

Je reçois officiellement ma médaille de marathonien, je passe devant le ravitaillement et j’en profite pour prendre de l’eau et manger quelques biscuits. Puis j’abandonne le stand, car j’ai hâte de rejoindre Christiane et mes amis.

 J'améliore quand même mon chrono sur Marathon de 45"

La recette de cette réussite : un savant dosage entre entraînement route et trail depuis 3 mois, sans prise de tête, et surtout j'ai emmagasiné tous les encouragements des bénévoles sur le parcours.

Fin de mon 16 ème marathon, le 17 ème sera à Saumur dans 4 mois mais avant, je dois penser aux 56 kms de Moncontour début décembre et aux 80 de l'Eco trail à Paris en Mars.

 Et oui  tous les dingues ne sont pas enfermés...

Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac

Ce marathon a été l'occasion de réaliser un bon temps. 

Les mots clefs de ce marathon sont simples à résumer: convivialité, déguisements, Charente, châteaux, temps sec, parcours vallonné, traversées de chais, ravitos gastro et même du soleil de temps en temps avec une grande douceur de vivre et une organisation irréprochable. 

Les arrivants et leurs accompagnants ont pu profiter de l'apéritif local : le Cognac Schweppes. 

Je ne suis qu'un amateur et cette quête de l’amélioration est juste un hobby, une illustration de ma capacité à repousser mes limites et donner le meilleur de moi.
Maintenant, l’arithmétique dit que si je réduis de nouveau de 1 minute mon temps dans un prochain marathon, je passerais sous la barre des 3 h 45. Mais ça, c’est juste de l’arithmétique. J’essayerai......

Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac

Résultats officiels :

Temps: 03h46'07"

166 ème sur 454

13 ème M3h sur 51

Moyenne 11,20 km/h

soit 5'22" au kilo

En souvenir un coupe vent et un peu d'eau-de-vie bonifiée en fûts de chêne.

Mon Seizième Marathon : Marathon du Cognac
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Merci d'être venu passer un

moment avec moi et à la

semaine prochaine pour

les 13 kms à St Renan

« Le Trail des Seigneurs »

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 15:25
Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

Le Marathon du Lac d'Annecy

(386 ème Course)

C’est quand tu penses que tu ne peux plus…

que tu te rends compte que tu peux encore.

 

Le Marathon du lac d’Annecy fête son 37 ème

anniversaire, entre lac et montagnes. 

Organisé par une équipe de bénévoles, le marathon

international du lac d’Annecy s'est imposé comme une

épreuve incontournable. Près de 8000 participants,

en Avril 2015, ont profité d’un des plus

beaux parcours de France.

La qualité de son organisation, les performances des

participants lui permettent de figurer dans le "Top 10"

des marathons français.

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

Avant Course

Pour mon 15 ème marathon j’avais choisi Annecy,

plutôt plat et réputé roulant avec comme objectif

initial de passer sous la barre des 3 h 45.

Le gros de la préparation s’est très bien passé.

J’ai essayé de penser à tout dans ma planification.

J’ai réalisé ma programmation progressivement, d’une

semaine sur l’autre, en fonction des besoins ressentis,

des compétitions qui arrivaient et de ce qui me motivait. 

J’ai essayé de ne rien négliger : VMA, seuil, endurance

critique, sorties à jeun, côtes, compétitions de rodage,

compétition test, gainage ... Je me suis senti monter

en puissance linéairement. Depuis début février, après

le Défi Glazic, l’entrainement et mon rapport

sensations/chronos est vraiment bon.

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

Le samedi, sous un soleil magnifique, visite de la ville, 

une balade dans le vieux Annecy s’imposait

c’est vraiment très joli. Direction le Gymnase des Soeurs

Blanches pour récupérer mon dossard. 

Le retrait du sésame se fait en un rien de temps.

(belle organisation).

Ensuite réception d'un  joli T-shirt, et d'un

fromage (odorant !). Pour l'anecdote, voilà pourquoi

en entrant dans la salle j'ai trouvé l'air lourd,

chaud et malodorant. (4000 fromages seront

distribués aux concurrents)

Nous faisons le tour des stands dans le village avant

d'aller sur la  zone de départ, avenue d'Albigny.

Soirée pâtes chez mon frère, avant d'aller s'abandonner

aux bras de Morphée.

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

Nous voilà le jour j, le jour tant attendu. Je me suis couché

 vers 23h, dur de trouver le sommeil, réveil prévu à 5h du mat

mais je suis déjà réveillé à 4h50. J’avale mon gâteau de l’effort,

un café, un jus d’orange, puis j’essaie de me destresser.

Allez hop, ce n’est pas la peine. Je vérifie une énième fois

mon sac. 10 minutes de voiture et me voilà rendu à proximité

de la ligne d'envol.

Le départ est à 8H30. Il a plu toute la nuit, et même neigé

sur les hauteurs. M….  ça caille, il fait 7 degrés environ,

glagla, du vent et de la pluie.

Un tout petit échauffement avant course, il pleut de plus

en plus, je rêve, il faisait si beau hier. 

Bon "ben" tant pis on fera avec.

Mon Quinzième Marathon : AnnecyMon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

Le départ: vers l’infini et au-delààààà

Au départ, c’est l’euphorie. L’ambiance est à son comble.

J’ai l’impression de faire partie d’une grande famille

avec des runners tous aussi motivés les uns que les autres.

Je suis au milieu du sas des 03h45.

Une boucle de 2 kms en ville est prévu pour étirer

 le peloton des 3050 forçats du bitume.

 Boom, c’est parti. Je démarre cool, l'oriflamme

jaune des 3h45 est environ 100m devant moi, tant pis,

j’ai dit que je démarrais cool alors je continue comme çà, 

11 à 11.3 de moyenne et tout doucement je refais

mon retard sur eux. Je ne m'affole pas pour le rattraper,

je l'ai en ligne de mire. Après un tour en ville permettant

de se faire applaudir et d'allonger le peloton,

nous commençons à longer le lac.

 Il faut rester relax. Km 1 : 5’33. Un poil vite,

je fais le point sur mon niveau du jour au km 3 que je

passe en 15'30je continue.  Je remonte lentement

au niveau du meneur et j’accroche le wagon. 

 J'ai l'impression d'être en footing, comme quoi la

préparation ça doit quand même bien aider. Bon, je me

doute bien que ça ne sera pas aussi facile tout le long.

J’essaye de bien me relâcher et de rester calé

sur la plume des 03h45  pour « amortir » ce départ un

peu rapide.

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

Depuis quelques kilomètres, je me sens porté par le

public et je suis calé sur le rythme prévu.

Je me sens bien. Les 10 premiers kilomètres sont

avalés en moins de 52 minutes. Le parcours est

vraiment agréable et assez roulant sur la première partie.

Le tracé de ce marathon est en fait un aller/retour

sur la rive droite du lac. Il fait froid, mais la pluie s’est calmée

un peu et en levant la tête, j'avais l’impression de courir

en montagne, Génial.

Nous sommes toujours groupés au ravitaillement

du 15 ème kilo, il est difficile de caser autant de coureurs

sur les sentiers pédestres et cyclistes empruntés.

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

C’est vrai que ce parcours aller-retour peut paraître lassant

mais l’ambiance tout au long du chemin est tellement

fabuleuse malgré le temps pourri,

que vous en oubliez de penser à cela.

Ca me plait. De plus, cela permet de voir les coureurs

de tête sur le chemin retour. (Ils vont tellement vite,

"Africains Oui" mais je n’ai pas eu le temps de voir la

couleur des maillots).

La pluie se renforce, et malgré cela beaucoup de monde

à nous encourager en arrivant à Doussard.

Au 20ème kilomètre, les sensations sont toujours aussi

bonnes. Porté par le public, le semi est bouclé en 1h54'.

Le retour risque cependant d’être un peu plus compliqué

car un peu moins roulant et le vent s'est renforcé.

A la mi-course je suis pour le moment très satisfait.

Un chrono en moins de 4h  est toujours

largement envisageable, bien que sur un marathon

rien n'est gagné.

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

A mi-parours, nous faisons une petite boucle avant de

repartir dans l'autre sens, la pluie redouble.

Ce n'est qu'à partir de ce moment que je perds le contact

avec le meneur d'allure. 

Les kilos s'égrainent tranquillement et ce n'est vraiment

qu'à partir du 25 ème que je rentre dans

ma bulle pour rester connecté.

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

30 ème Le mur.

Le mur c'est l'instant où le corps ne répond plus, un instant

où, les réserves sont épuisées " Il n'y a plus de bois dans

la cheminée", il ne reste que les lipides qui ne suffisent

pas à fournir assez d'énergie. 

Un marathon commence au 30ème kilomètre. Je confirme

que c’est à partir d'ici que tu réalises le défi que tu es en

train de relever. Mes jambes sont de plus en plus dures,

et les 2km après le ravitaillement ont été difficiles, gêné

et freiné par des personnes qui marchaient, j’ai eu du

mal à repartir avec 2 kilos consécutifs à 5’45.  C'est le

moment où l'on voit des gens qui s'arrêtent au bord de la route,

qui pleurent, qui vomissent, qui sont dans des états seconds.

Les supporters se font de moins en moins nombreux au

moment où l’on entre dans la partie la plus difficile du

marathon. Malgré tout, j’arrive à retrouver mon rythme

jusqu’au 33ème, puis le 34 et 35ème km, ce passage en

faux plat montant m’a cassé les jambes. Mais avec un passage

au 35 ème en 3h09' à ma montre, je m’imagine pouvoir

finir ce marathon en 3h50, je jubile! Je consomme

mon 7ème gel (coup de fouet) avec la totalité de la

bouteille d’eau, « hydratation, hydratation! ».

Le faux plat descendant suivant me permettra de me

relancer et récupérer mon allure cible de 5’10 en

serrant les dents, je ne voulais rien lâcher, j’avais fait

le plus dur, n’ayant pas subi le « mur », j’ai décidé de

faire mon possible pour finir. 

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

Les kilomètres semblent de plus en plus longs, les jambes

crient leur douleur de plus en plus fort. Je m'applique

à les pousser au maximum de ce que je sens être possible

sans déclencher de crampe. Je n'en ai jamais eu en course

jusqu'à présent, mais sur cet effort de fou rien ne semble

impossible. 37, 38ème, pas facile de faire du calcul mental

dans ces conditions, mais moins de 04h00 me semble

encore possible. Il faut juste que je reste autour de cette

allure magique de 5'30/km. 40 ème, on se dit qu'une fois-là,

on doit forcément pouvoir finir au mental. Sauf qu'en fait

ça n'a rien d'évident lorsqu'on tient justement au mental

depuis plus de 5 km. 41 ème, cette fois ça y est, je sais que ça

va le faire pour 3h55, je me dis "allez, t'es sur le point de

finir ton 15 ème marathon!". Mon expression se change

en un mélange de sourire et rictus de souffrance, ça

devait être un peu bizarre à voir.

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

J’ai encore cette lucidité qui me permet de consulter

mon chrono et maintenir une allure de 10 km/h.

J’ai aussi cette lueur d’espoir et l’ambition d’approcher

les 3h50'… Alors, je m’accroche comme je peux et

les nombreux applaudissements et mots d’encouragement

du public à l’approche de la ville d’Annecy qui est en

pleine effervescence me sont d’un grand réconfort:

  « Allez Dominique… » 

 

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

Argghhhh, j’aperçois l'arche face à moi, mais le

parcours nous oblige à suivre les canaux qui nous éloignent

à n’en plus finir. L’horloge tourne et les secondes

deviennent de plus en plus interminables. Je ne relâche

rien, n’écoutant que mon courage, je poursuis l’effort

sachant que les 3h49 sont engagées.

Ca y est, je vais rentrer dans l’arène, mon arrivée est

imminente. Il faut suivre le parcours encadré par les 

barrières, le public en masse est là pour vous applaudir.

200 métres, je serre les dents, je redouble d’effort et

parvient enfin à poser le pied sur ce magnifique tapis rouge.

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

C'est bon, ça sent la fin.

L'arrivée devant moi.

Je vais faire moins de 4h c'est sûr.

J’arrive trempé, sur le tapis rouge, pour passer sous l'arche 

d'arrivée, le public bruyant me donne des forces dans ces

derniers mètres,  je regarde une dernière fois mon chrono,

être dans les 3h50 sera difficile.  Finalement à l’arrivée,

ce sera 3h 54 min 33 sec à mon chrono,

3h 56min 03 sec en temps réel. L’émotion

et une grande satisfaction m’envahissent, "Ca y est,

c’est fait! Je suis une nouvelle fois FINISHER!"

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

Je marche doucement, une jeune fille me passe la médaille

autour du cou. Et là je me sens libéré, j’ai réussi à

atteindre la ligne d’arrivée. C’est très bizarre comme

sensation. Je suis submergé d’un tas d’émotions.

Toute la fatigue endurée durant ces 42 kilomètres s’envole

 face à l’immense joie d’avoir réussi.

Je regarde les gens autour de moi. Il y a une émotion

incroyable sur la ligne d’arrivée. Des larmes, de la fierté,

un sentiment d’accomplissement de soi. Je suis fier de

moi. Je regarde ma médaille et je me dis que c’est la plus

belle du monde.

Voilà c'est (déjà) fini, des semaines d'entrainements

pour une demi journée qui passe à une vitesse folle !

Et dire qu'il va falloir patienter jusqu'au 12 novembre

pour prendre le départ de mon 16 ème marathon "Cognac".

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

Je suis épuisé, musculairement mais aussi nerveusement.

Je cherche ma famille pour partager cette joie.

C’est pour toutes ces raisons que j’aime le marathon,

il représente une aventure, sportive et humaine.

En conclusion, et pour ceux et celles qui envisageraient

de participer, je vous encourage à venir et je tire mon

chapeau aux organisateurs, tout y était :

- un super T-shirt et un fromage en cadeau

- des ravitos fournis tous les 5 km,

- un  parcours sympa le long du lac, un aller-retour

pour profiter du paysage dans les deux sens.

- une très belle médaille avec le petit sac

« collation » à l’arrivée. 

 

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

 Afficher l'image d'origineésultats officiels :

Temps: 03h54'33"

1398 ème sur 2545

44 ème M3h sur 118

Moyenne 10,80 km/h

soit 5'35" au kilo

 

En cadeau un joli tee-shirt

et un succulent fromage.

Mon Quinzième Marathon : Annecy
Mon Quinzième Marathon : Annecy

Vidéo du marathon 2016

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moment avec moi et à la

 prochaine pour

le Trail de 15 kms

« An Henchou Treuz»

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 12:42
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

Le Marathon du Médoc

(354 ème Course)

 

Je crois aux contes de fée, ils nous disent que les dragons existent mais surtout qu’on peut les battre.

 

Je n’ai pas eu le feu vert pour reprendre la course à pied 

et avec la diminution des temps de course depuis 3 semaines,

c’est dans l’incertitude que je prends quand même la

direction de Pauillac.

Le Marathon du Médoc se met sur son "31"

 thème de cette édition.

Les 23 coureurs de la "Forest de Landerneau" ont revêtu

leur plus belle tenue pour affronter la distance mythique.

Comme à l'accoutumée "Le Médoc" a mis les petits plats

dans les grands (ou les petits verres dans les grands)

 pour nous accueillir dans les meilleures conditions.

Côté parcours, nous nous élancerons de Pauillac vers

Saint Estèphe côté terre avec un retour en longeant

l'estuaire de la Gironde vers Saint Julien Beychevelle

et finir triomphalement sur les quais de Pauillac.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

Sur le parcours 22 points de ravitaillement, une vingtaine

de tests "œno-sportifs" (dégustation de grands crus à dose

modérée !) 55 animations et points de dégustations variés

(huitres, entrecôte, fromage, raisins, glaces etc.)

Même si c'est un marathon festif, le "Médoc" est un vrai

Marathon, 42,195 km mesuré officiellement. La qualité de

son organisation et la beauté de son parcours lui valent de

figurer chaque année dans le groupe de tête des marathons

internationaux, avec de plus en plus d'étrangers présents.

En une seule boucle, ce Marathon serpente sur un circuit

étourdissant de beauté à travers plus de 50 châteaux.

Le "Médoc" assure plus que tout autre la promotion pour

le sport avec ses 3500 bénévoles.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

A 9 h, l’organisation nous offre un spectacle, des acrobates

qui réalisent des figures avec des tissus aériens sous une

énorme sphère.
Un peu avant 09h30 le speaker lance le décompte,

et dans un broua indescriptible le peloton se met en route.

Comme nous sommes 8 500 et que la rue est un peu étroite,

le vrai départ se trouve 700 m après l’arche. C’est une feinte

pour nous faire courir un peu plus. Nous y allons en trottinant,

admirant les déguisements autour de nous.

Tout le monde est heureux, avec le sourire, jamais on

croirait qu'on part pour plus de 42 kilomètres

 Pas facile de se retrouver dans la foule.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

Nous rejoignons en trottinant la ligne de départ officiel :

un festival de couleurs, de costumes, de musique…

très impressionnant et totalement différent d’un départ de

course habituel.

Pas de doute, c’est le côté festif qui prime.

Au bout de 3 kms le petit déj’ est proposé aux coureurs,

viennoiseries et cannelé, il faut résister.

Les choses sérieuses commencent au 5ème km (28 minutes

de course), avec l'arrivée dans la cour du 1er château, et il y

en aura 25 autres d’ici l’arrivée. Je n’en ferai donc pas la liste,

mais ils sont tous plus beaux les uns que les autres, nous

traversons des parcs incroyables avec dégustation,

servie par des bénévoles tout sourire. 

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

Le parcours est vallonné et exigeant, avec quelques côtes

à 3%, et des portions aux revêtements difficilement

praticables. (Sable, gravillons, terre et boue)

Le peloton de coureurs, s'étire tranquillement au milieu

des vignes. On approche du deuxième ravitaillement et

tout va bien.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

Le moment tant redouté se passe au 14 ème kilomètre

après le Château Montrose. Je tire la langue, je grimace

mon pied s'est réveillé dans la côte. Ma foulée devient moins

fluide, le bitume semble vouloir le garder un peu plus avec lui.

Moins aérien, je comprends que je ne peux plus rester à cette

vitesse. Je ne peux plus suivre Peggy et mètre après mètre

la différence se fait dans cette longue ligne droite qui nous

ramène vers Pauillac.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

J'adopte un rythme plus cool, objectif finir. 

Tout s’enchaîne, les kilomètres et les châteaux, à peu près

correctement à cette allure et la douleur au pied droit ne

revient que dans les montées. 

Je continue mon petit bonhomme de chemin, toujours dans

une excellente ambiance, et j'en profite pour découvrir

toutes les magnifiques propriétés.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

Je prends vraiment mon temps, pour vous dire je passe

 le semi en 2h15, bon la fatigue commence à se faire un

peu sentir, faut dire que je n'ai pas beaucoup dormi cette

nuit avec la pluie et l'orage.

Je continue la fleur au fusil et même si je prends

mon temps il faut tout de même couvrir les 42.195 km.

Des chemins sablonneux, d'autres boueux ou caillouteux,

un peu de route également, le tout au milieu d’hectares et

d’hectares de vignes plus ou moins vallonnés, avec

les châteaux en toile de fond : J'engrange les images,

les souvenirs et les kms. Je ne les vois pas passer, ces kms,

malgré le chrono qui dérape sérieusement, mais je sais

 que ce n’est plus l’objectif.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

Tout roule correctement jusqu’au 33 ème km

au Château Beychevelle.

Le temps jusque là était idéal pour courir mais petit à petit

le ciel s'assombrit.

L’espace d’une vingtaine de minutes, une pluie d’une rare

intensité s’est abattue sur la route des vins, pas cool

sachant qu’il reste 9 kms.

Le moral est au plus bas, je suis trempé et j'ai froid.

Je prends mon mal en patience et j'essaie de me réchauffer

avec de petites accélérations. Il faut rallier l’arrivée.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

Je me rends compte de plus en plus que le parcours n'est pas

des plus faciles, il y a quelques bonnes petites côtes qui me

font mal, mais bon j'avance, appréciant chaque

château avec son ravitaillement et ses animations

Passage au 36 ème aux alentours des 4h10

 avec la traversée d'un superbe parc. Une fois réchauffé

j'adopte un rythme légèrement plus élevé.

Ca blague de tous les côtés, c'est vraiment superbe.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

S’ensuit une alternance de ravito. Je vous avoue que je

n'ai pas vu les derniers kilomètres.

Le final reste pour tous les coureurs un souvenir inoubliable.

Une dégustation d’huîtres nous attend au 40 ème km.

Un peu plus loin, dégustation d’entrecôtes grillées sur

sarments de vignes. L’odeur des entrecôtes, c’était fou.

A plus de 100m j'en prends plein les narines et il m'a fallu

jouer des coudes pour en avoir.

Ensuite fromage et dessert, on me propose une coupe

de champagne et une glace, je vais me contenter de la glace,

puis direction la ligne d'arrivée.

Une glace dans le dernier kilo, ça fait du bien. 

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

Et le 42ème km arrive : déjà ?

Ca me fait quelque peu bizarre d’être aussi lucide,

je n’avais jamais connu cette sensation auparavant.

Je suis sur le tapis rouge, les derniers mètres,

 les spectateurs, l’ambiance de folie, je vois la  ligne,

j'ai envie de crier, d’accélérer, je suis HEUREUX.

Je passe sous l'arche en 5h12 temps officiel, réel bof pas

d'importance. En attendant c'est un record dans la durée

pour moi. Je n’ai jamais mis aussi longtemps sur un

marathon, mais celui-ci est spécial, festif d’accord,

mais très dur physiquement quand même.

"C'est le Marathon le plus long du Monde" 

 

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

             ésultats officiels :

Temps: 05h12'09"

1961 ème sur 7549

110 ème V3h sur 367  

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

A l’arrivée en cadeau, on nous remets une bouteille de vin,

la médaille, une rose pour les féminines, une sacoche.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

Pour reprendre des forces, un énorme buffet nous attend

sur les bords de la Gironde.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

Je retourne ensuite sur la ligne d'arrivée.

Quelle émotion de voir mes amis de club devenir

marathoniens, je les sens fiers. Ils peuvent l’être.

Je suis heureux pour eux, car ce n'était pas gagné d’avance.

Toutes et tous ont franchi la ligne d’arrivée après 

environ 6h00’ de pur bonheur.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

Le " Médoc " ce fût aussi 3 jours de fête et de

plaisirs partagés entre amis.

Le vendredi soir, le repas des mille-pâtes avec 1500 convives

au Château Sénilhac à Saint-Seurin de Cadourne

cloturé par un feu d'artifice.

Samedi, après l'épreuve, le ravitaillement d'après-course,

le plus délicieux au monde.

Dimanche, 4000 participants se retrouvent pour la

balade de récupération dans les vignobles de Saint

Seurin de Cadourne.

Mon quatorzième Marathon : Le Médoc
Mon quatorzième Marathon : Le Médoc

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pour le « Trail de la Mignonne »

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 22:14
Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

Le Marathon Paris

(337 ème Course)

 

Le Marathon de Paris offre une occasion unique de

s’approprier la ville, en participant à la course la

plus relevée sur la distance mythique de 42,195 km.

Le Marathon de Paris est aujourd’hui l’un des plus importants

marathons du monde, tant par l’importance du peloton

que par les performances réalisées. Chaque finisher en

garde un souvenir mémorable.

Près de 140 nationalités et 54 000 coureurs viennent

se confronter aux 42,195 km de la plus mythique épreuve

que propose l’athlétisme.

Cette traversée de Paris, des Champs Elysées à l’avenue

Foch en passant par les bois de Vincennes et de Boulogne,

offre un décor incomparable émaillé d’animations toutes

plus populaires les unes que les autres. 

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

Après avoir retiré nos dossards, simple formalité rapidement

accomplie grâce à une organisation parfaitement huilée,

nous avons pris le temps de visiter les stands installés

sur le village marathon.

L’organisation est géniale et ce fut impressionnant pour

moi de recevoir un dossard avec autant de chiffres,

je ne suis pas le seul fou sur ces 42 bornes.

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

Les choses sérieuses ont commencé avec le choix et

la préparation de la tenue.

Etape qui peut sembler superficielle pour certains,

mais importante pour moi. Choisir la tenue dans laquelle

je me sentirai bien, la préparer afin de ne pas être stressé

 le matin de la course est une étape indispensable et

qui fait partie de mon rituel.

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

Fait le marathon de Paris au moins une fois.  

 

Je me décide enfin à résumer ce grand week-end.

Avant de commencer, je tiens à remercier infiniment 

Perrine, Joël, Eric, Fabrice et Denis avec qui j'ai passé

un magnifique week-end parisien.

Ce fût très intéressant, merci à vous, d’autant qu’avec  

vous j'ai bénéficié d’une visite guidée presque privée.

 

6h, le réveil sonne … Je suis déjà lucide mais mon corps

 n’est pas encore réveillé alors je traîne. C’est le grand jour,

je ne vais pas avoir de mal à me mettre en marche, j’ai

préparé ma tenue hier soir.

Pour le petit déjeuner ce sera Gatosport ça passe très

bien et ça cale pour quelques heures. 

Métro et direction la place de l'Etoile.

Je réalise alors que le métro est submergé par une

foule immense. La plupart porte le coupe-vent Jogging

International distribué avec les dossards. Ça grouille et

ça se grouille aussi à la sortie de la bouche de métro.

 Un flot considérable afflue et inonde

la Place de l’Etoile et va se déverser dans les différents sas.

Une marée humaine comme je n’ai jamais vu.

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

Le départ

C’est ahurissant le monde qu’il y a. 

Le soleil illumine déjà l’avenue, nous sommes en 

haut des Champs. La vision est juste magnifique.

L’organisation a prévu des heures  pour chaque sas.

Ainsi, je devais être absolument dans mon sas avant 9h,

horaire de fermeture, pour un départ à 9h15, soit 30 min

après le départ de l'élite. Nous sommes arrivés sur place,

sans stress, nous avons un peu marché et à 8h50 j’étais

dans mon enclos mauve. Le départ a commencé pour

les sas précédents.

Nous n'étions pas trop serrés, je me sentais bien,

j’ai pu boire et rester au chaud jusqu’à la dernière minute.

 Le départ est lancé pour mon groupe. J’ai choisi le sas 3h45,

un peu par objectif, mais surtout par confort. Avec

 cette organisation, l’attente a été minime.

Nous sommes nombreux, mais je suis assez surpris d’avoir

de la place autour de moi. Le temps est splendide, il fait

chaud, le soleil est au dessus de nous, ça donne envie

de courir et d’en profiter au maximum.

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

Du départ au 10 ème

53’59 au 10 km

Le départ a lieu à 9h15 pour moi. Je franchis la ligne

moins d'une minute après le coup de pistolet, ce qui est

un exploit quand on est aussi nombreux. Le système des sas

fonctionne à merveille, nous partons par vagues successives

et cela sans embouteillage ni cohue. Quand même,

 au début, ça piétine un peu et je passe la première borne

au bout de 5’31’’, plus lent que l’allure-objectif. Pas de souci,

 la course est longue, je trouve rapidement et sans forcer une

allure confortable dans la rue de Rivoli, cette allure est un

peu en dessous de mon allure cible mais je m’y sens bien

donc je décide de la conserver. Une bouteille d’eau attrapée

au vol lors du premier ravitaillement me permet de prendre

mon premier gel sur les 8 que j’ai pour ce parcours.

Le passage au km 5 m’enthousiasme, je me sens serein

et je profite du paysage, 26'40" au chrono. Place de la

Bastille beaucoup de public pour nous encourager, ça

booste pour la suite. Les kilomètres défilent et déjà le

bois de Vincennes. 

Je passe aux 10 km sans problème en 53'59".

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

Du 10 au semi 

00h53'59" au 10 et 01h53'37" au semi

La traversée du Bois de Vincennes se passe très bien,

c'est principalement du faux plat descendant très

roulant, j’en profite pour allonger ma foulée sans forcer,

je baisse ma FC et gagne quelques secondes sur mon allure

cible. Les ravitaillements se passent très bien, de l’eau,

beaucoup d’eau avec chaque prise de gel. Les kilomètres

et les différents quartiers de la capitale s’enchaînent  à

une vitesse incroyable. Sans m' en rendre compte,

je suis déjà à la mi course. Je sais qu’il ne

faut pas que je néglige mon hydratation tout au long

du marathon. Toujours sur ma dynamique des 10 premiers

kilomètres, je passe au semi dans les temps de mon objectif.

Je baisse un peu le régime afin de ne pas « exploser »

dans les prochains kilomètres.

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

Du semi au 30 ème kilo 

01h53'37 au semi et 02h49'48 au 30 ème

Second passage à Bastille, je prends mon temps pour lever

la tête et chercher du regard les monuments qui m'entourent,

j'écoute la foule. A ce moment là, reboosté par les

encouragements, je réalise devant Notre Dame que je

me sens bien, j’espère que cela va continuer sur cette seconde

partie du marathon. Le parcours prend le chemin des quais,

si le premier kilomètre est agréable, nous entrons

rapidement dans un long tunnel aussi glauque qu’étouffant

et très bruyant. Un tunnel qui ne s’arrête jamais et qui

m'oppresse, j'ai l'impression de suffocquer, lumière artificielle

ou le manque d'air !!!!.................. Sortir

de ce tunnel est une renaissance, l’air frais permet de

reprendre mon souffle.

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

Le passage à travers les tunnels m'a fait mal et je sens que

la fin de course sera moins maîtrisée que ce que je viens

de faire jusqu’à présent. 

Je décide pour aller au bout de prendre du plaisir

sans souffrir. J’ai donc fait le choix de faire le reste en

écoutant mon corps et cela fait un bien fou. Bye bye mon

allure de course. Je suis libre de faire selon mes sensations.

Les quais sont assez agréables, j’essaie de profiter de la vue

qui m'est offerte, avec la Tour Eiffel sur ma gauche.

Le ravitaillement suivant me permet de boire encore et

toujours, et de prendre mon gel. A partir de ce moment,

je commence à sentir la distance avec une petite lourdeur

au niveau des jambes  mais cela ne va pas m'empêcher de

courir et de conserver une assez bonne allure

 jusqu’au 30ème km.

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

 Du 30 ème Kilo à l'arrivée

02h49'48" au 30 et 04h11'06" à l'arrivée

Un marathon commence au 30ème kilomètre je le sais.

Je confirme que c’est à partir du 30ème que j’ai réalisé le

défi que j’étais en train de relever. Mes jambes sont de plus

en plus dures, et les kilomètres semblent soudain plus longs

qu’au début. Les 2km après le ravitaillement ont été difficiles,

géné et freiné par des personnes qui marchaient, j’ai eu du mal

à repartir avec 2 km consécutifs à 5’50 au kilo. La sortie des

quais pour la rue Mirabeau est assez redoutable, les supporters

se font de moins en moins nombreux au moment où l’on entre

dans la partie la plus difficile du marathon. Malgré tout,

j’arrive à retrouver mon rythme jusqu’au 33 ème, puis le 34

et 35 ème km en faux plat montant m’ont cassé les jambes.

Mais avec un passage au 35 ème en 3h19 à ma montre je

m’imagine encore pouvoir finir ce marathon en 4h00,

je jubile! Je consomme mon 7ème gel (coup de fouet)

avec la totalité de la bouteille d’eau,

« hydratation, hydratation! ».

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

Le faux plat descendant suivant me permet de me relancer

et récupérer une allure plus proche de mon allure cible  5’40" en

serrant les dents, je ne voulais rien lâcher, j’avais fait le plus

dur, n’ayant pas subi le « mur », j’ai décidé de faire mon

possible pour finir, la vitesse diminue, je suis à 6' au kilo.

L’arrivée à la porte Dauphine, avec un public bruyant me donne

des forces dans ce dernier kilomètre, je vois la ligne d’arrivée,

je regarde une dernière fois mon chrono, moins de 04h00

sera impossible, finalement à l’arrivée, ce sera 4h11min 06sec

en temps réel. L’émotion et une grande satisfaction

m’envahissent. Ca y est, c’est fait! Je suis FINISHER!

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

Final

L’arrêt brutal de l’effort me donne presque des vertiges,

j’essaie de marcher un peu, mais on piétine beaucoup.

J’avale une bouteille d’eau, récupère la médaille et le t-shirt

de finisher et je remonte tout ce sas d’arrivée, vers

l'Arc de Triomphe, sans m’apercevoir qu’on pouvait

sortir par les côtés. Je retrouve mes compagnons 

au point de rendez-vous.

Bravo à tous mes amis qui ont fini ce marathon, que ce

soit leur premier ou non.

Quelle balade ! je n’en reviens pas que cela soit terminé,

de l’avoir fait ! Je suis super heureux de cette course.

Certes je n’ai pas réussi à faire moins de 4h00, mais je

suis tellement content de l’avoir bien terminé,

que finalement ce n’était de loin pas le plus important.

Merci à tous ceux qui ont pensé à moi en ce jour, à tous

ceux qui de près ou de loin m’ont supporté. Encore Merci !

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris

ésultats officiels :

Temps: 04h11'06"

20872 ème sur 40157

333 ème V3h sur 1036

Moyenne 10,08 km/h

soit 5'57" au kilo

Mon Treizième marathon : Paris
Mon Treizième marathon : Paris
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moment avec moi et à la semaine

prochaine pour le semi du

« Pays Pagan»

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Dominique DEBOEVRE Deboevre-court.over-blog.com - dans Marathons
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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 18:58
Mon Douzième Marathon : Rennes
Mon Douzième Marathon : Rennes
Mon Douzième Marathon : Rennes

Le Marathon vert - Rennes

(308 ème Course)

Si tu veux courir, cours 1 kilomètre.

Si tu veux changer ta vie, cours un Marathon.

Le départ sera donné à Cap Malo (Melesse) à 9h15.

Le Marathon Vert a obtenu le label national  pour 2014 et

sera support du championnat de Bretagne de Marathon. 

Les coureurs emprunteront successivement les routes des

communes de La Mézière, La Chapelle des Fougeretz,

Montgermont, Pacé, Saint-Grégoire, Cesson Sévigné… avant

d’entrer dans Rennes pour la partie finale. Le parcours fera

découvrir le patrimoine de la ville : les quais de la Vilaine, le

Parlement de Bretagne, la Mairie, l’Opéra, la place de la

République ... L’arrivée sera jugée sur le cours des alliés.

Nombreuses récompenses pour l’édition 2014.

Navettes gratuites pour rejoindre le départ à Cap Malo  à

partir de 7h00 jusqu’à 7h45 au plus tard de la gare routière

située tout à côté de la gare SNCF pour une arrivée sur le site

de départ au plus tard à 8h15.

Tirage au sort parmi les finishers du marathon (hors élite), à

gagner : une voiture Citroën C1, une semaine pour 2 en

méditerranée, une nuit d’hôtel à l’Océania de Paris.

Mon Douzième Marathon : Rennes
Mon Douzième Marathon : Rennes

On peut dire que le marathon a commencé

le samedi matin avec  l'inventaire des tenues, du matériel et

le chargement de la voiture.

Départ de Plougastel 10h00 ;  Après 30 minutes de route.

Premier hic !  : Au niveau de Plounéventer et jusqu'à

Landivisiau un bouchon de plusieurs kilomètres (manif ).

Je rage ...

13h15 entrée sur le périphérique de Rennes et

Deuxième hic !!

madame GPS, qui devait avoir un coup dans le nez, me fait

prendre une mauvaise sortie, il me faudra ensuite 45 minutes

pour traverser tout Rennes.

14h00 -  Enfin je dépose mes affaires à l'hôtel et

direction le village Marathon Vert.

Troisième hic !!!  : Imposible de se garer aux alentours de

l'Esplanade de Gaulle.

Mon Douzième Marathon : Rennes
Mon Douzième Marathon : Rennes

J'y suis enfin, après avoir fait le tour des différents stands,

salué de nombreux amis, je vais récupérer mon sésame.

 Une petite attente et je suis tout fier d'avoir mon numéro

personnel le "256".

On me remet un sac avec mon dossard, glorifié de mon

prénom, une puce, une éponge, une serviette, un gel douche

et un tas de petites choses qui font plaisir.

Mon Douzième Marathon : Rennes
Mon Douzième Marathon : Rennes

Le Village du Marathon reste un lieu d’animation et de

convivialité pour les coureurs et les spectateurs.

C’est l’occasion de rencontrer les partenaires du Marathon

et de faire des connaissances. Et c’est aussi l’occasion de

découvrir les courses incontournables, de plus en

plus nombreuses.

Une photo avec mes amis de Guivapas Oxygène.

Mon Douzième Marathon : Rennes
Mon Douzième Marathon : Rennes

Retour à l'hôtel, tout préparer pour éviter de me réveiller

trop tôt demain matin, je fais le changement d'heure sur mon

nouveau téléphone, et je le mets à sonner pour 6 heures.

22h00 dodo....... Je dois avouer que je n'ai pas très bien

dormi, un peu stressé comme avant un examen.

Le réveil sonne, je me lève, je mange mon "gâteau sport"

 (une espèce de truc spongieux à haute valeur énergétique

facile à digérer, non, non, ce n'est pas du dopage...c'est de la

préparation diététique.)

Route vers la gare routière pour prendre la navette de 07h00

Quatrième hic !!!! , personne à la gare routière, pas de car

non plus. Un petit moment de panique........

Au bout de 10 minutes, j'aperçois enfin quelqu'un.

- "C'est bien ici le départ des cars pour le Marathon" 

- "Oui, mais vous êtes en avance, le premier départ est dans

une heure".

 En fait, j'ai reculé le téléphone d'une heure, et lui

automatiquement a reculé d'une heure aussi.

Ce n'est pas un secret, j'étais le premier dans le car qui nous a

emmené sur le site de départ.

A Cap Malo, un grand barnum nous attend pour se changer

et se préparer, le départ est dans une heure trente, j'ai tout

le temps (no stress).

H-30, il est temps d'aller prendre la température extérieure,

je vais déposer mon sac à la consigne, un petit échauffement

avant de regagner le sas des 03h45.

Mon Douzième Marathon : Rennes
Mon Douzième Marathon : Rennes

Nous sommes un peu plus de 1400 sous l'arche de la zone

commerciale du Cap Malo pour les 42.195 kilomètres. 

Dans le sas des 03h45, je suis bien calé à côté du meneur,

ça discute, ça rigole. Le compte à rebours a commencé,

je suis  envahi d'une émotion très très forte, avec des

papillons dans le ventre. C'est vraiment fort ce moment où les

gens se rassemblent dans les sas. Et malheur, à une minute

du départ l'arche se dégonfle et s'écroule. FEU, c'est parti !

C'est avec quelques minutes de retard sur l'horaire

initialement prévu que le départ est donné.

 Sensation magique de courir au milieu d'une foule

hétéroclite avec la musique et des cris de joie et

d'encouragement dans les oreilles. 

Une longue promenade a commencé qui devrait mettre les

organismes à rude épreuve, mais parmi les coureurs, le

moral est au beau fixe.

Mon Douzième Marathon : Rennes

Du premier au 5 ème kilo

 Tout va bien !

FC moy : 157 -  Allure moy : 5'20

 

J'attaque mon marathon sur le rythme prévu. J’espérais une

FC un peu plus basse, mais bon rien de bien grave. A ce

moment-là, la température (environ 18°C) est plaisante et le

circuit champêtre et agréable avec un dénivelé globalement

inexistant. Je suis très attentif au premier ravitaillement :

un gel et je m'hydrate au maximum. 

Passage au kilomètre 5 en 26'07".

Mon Douzième Marathon : Rennes

du 5 au 10 ème

Euphorie !

FC moy : 158 - Allure moy : 5:15


Le passage au 10ème en 52'13" me va bien. Je commence a

sentir la chaleur monter. Je discute avec les gens qui courent

près de moi, on a tous ce même objectif de 3h45.

Au ravito, j'ai rendez-vous avec le gel numéro 2 et deux

grands verres d'eau. Je prends le temps de m'asperger et

repars avec une grosse pêche.

Cinquième hic !!!!! Au km 7,5 au stand "Epongeage", il n'y

avait pas d'éponge, il fallait prendre celle donnée avec le

dossard, donc pas de rafraichissement avant la fin.

Mon Douzième Marathon : Rennes

du 10 au 15 ème

 Tout est au Vert !
FC moy : 156 - Allure moy : 5'20

 

Au sortir de Mongermont, je replonge au cœur de la

campagne. Alors que le bitume défile sous mes pieds, c’est

vers l’horizon que les yeux de nombreux coureurs se

tournent. Le long des larges tronçons de route taillés au

milieu des champs, le jaune des fleurs de Colza succède au

beige des plants de maïs, qui pour certains semblent avoir vu

leur dernier automne. Mais la couleur de ce marathon, c’est

bel et bien le vert, à perte de vue. Seules de petites fermes

isolées et de vieux arbres sculptés par la nature et le temps

détonnent dans l’immensité des prairies verdoyantes du Pays

Rennais. 01h18'20" au 15 ème.

Mon Douzième Marathon : Rennes

du 15 au semi 

Ca roule !
FC moy : 160 - Allure moy : 5'13

 

Les villes et villages traversés attirent une foule de

spectateurs et des animations en tous genres, il faut

trottiner dans ces zones rurales pour réaliser l’engouement

local autour de l’événement. L’épreuve, attire toujours sa

part de curieux, de badauds, ou de locaux venus observer cet

étrange spécimen  qu’est le marathonien. L’occasion

pour les gens de saluer les efforts des coureurs d’un

sourire, d’un geste de la main, ou d’un cri affectif, ça fait

plaisir. J'ai couru 20km et je me sens vraiment bien.

Au semi, je suis étonné de voir que les kilomètres se sont

enchaînés si vite... 

Semi  en 01h52'52" - 812ème au général

Mon Douzième Marathon : Rennes

 du semi au 30 ème 

La ville !
FC moy : 160 - Allure moy : 5'43

 

Arrive le panneau du 22 ème kilo, c'est l'entrée dans Rennes.

On emjambe une première fois l'autoroute, ça monte, ça

descend. La traversée de St Grégoire, beaucoup de monde,

on nous encourage. Grosse ambiance ça fait plaisir. On passe

une deuxième puis une troisième fois au dessus de la voie

express. Au Kms 27, je ralentis un peu l'allure, avec tous ces

ponts  le parcours est un peu cassant, pas mal de relances, et

à partir du km 30, petit coup de mou et je perds quelques

mètres sur le meneur. J'alterne baisse de régime dans les

côtes et petite accélération dans les descentes.

Je m'arrête 20 secondes au ravito.

Passage au 30 ème en 02h40'08" - 756 ème au général.

J'ai repris 56 places en 10 kilomètres.

Mon Douzième Marathon : Rennes

 du 30 au 40 ème 

La douleur est temporaire, mais la fierté est éternelle.

FC moy : 165 - Allure moy : 6'03

 

Le parcours moins roulant, la chaleur et sûrement une

fatigue accrue m’ a contraint à laisser filer mon allure cible,

pour flirter avec les 6’00 au kilo. Je n’ai malheureusement

pas réussi à éviter le Mur aux alentours du Kilomètre 37. Ceci

devient presque une habitude de ne plus avoir de jus

pendant quelques instants, un kilomètre en gros (Je ne vous

cache pas que çà commence sérieusement à m’agacer). Pour

les avoirs vécus plusieurs fois, ces moments d’une extrême

difficulté sont paradoxalement ceux pour lesquels nous

prenons le départ. C’est dans ces moments où l’on se retrouve

face à soi-même : On ne peut pas tricher, on ne peut pas se

mentir … On se retrouve confronté à notre vrai « Moi ».

Celui qui décide de se battre, celui qui surmonte la

souffrance. J’ai réellement appris beaucoup de choses sur

moi dans ces moments : Je sais dorénavant que je suis

parfaitement capable de me lancer dans des projets

ambitieux, je ne baisse plus les bras lorsque je rencontre des

difficultés. Cette attitude je l’arbore dans le sport

comme dans le reste.

Passage au 40 ème en 03h37'56" - 1 heure pour 10 kilomètres.

Mon Douzième Marathon : Rennes

Le final

Bientôt la délivrance 

FC moy : 165 - Allure moy : 6'03

 

Un peu avant le km 40, dans la dernière montée je double un

petit troupeau de coureurs qui marche. Puis un peu plus loin

une dame en souffrance. J'entends des "Allez Dominique",

c'était pour moi je pense mais aussi pour la dame que je

doublais. Je lui dis de s'accrocher.  Elle me répond tout

de suite qu'elle est dans un jour sans et qu'elle ne pense pas

pouvoir me suivre.

On arrive au 41ème, il ne reste que 1100m de ligne droite bien

plat, je sens alors que son moral revient, malgré la douleur.

De temps en temps, je me fais dépasser par des bolides. Ce

sont les concurrents du relais qui sont partis  1 heure

après nous. Enfin je vois le dernier virage qui approche je

sais qu'il reste environ 400 m. Dans le virage

se trouve une foule invraisemblable qui nous encourage, que

c'est bon ! Je vais finalement passer la ligne d'arrivée. Le

speaker nous encourage et cite mon nom. Je suis heureux.

Je regarde ma montre 3h55'21'', c'est ce que 

j'avais finalement imaginé, car dans les 7 derniers km j'avais

vraiment l'impression de ne plus avancer.

Ma camarade de fin de course est dirigée vers le poste de

secours, elle a tout donné dans le final. Bravo et bon

rétablissement.

La joie me fait hésiter entre les larmes et le fou rire.

Je ne fais ni l’un ni l’autre,  je profite de ma victoire en

recevant ma médaille de Finisher.

Mon Douzième Marathon : Rennes
Mon Douzième Marathon : Rennes

Voilà c’est fait, j'ai franchi la ligne en 3h55'21, heureux car

je n'ai rien lâché mentalement !  Super course sur un terrain

très vallonné, dans la deuxième partie. Super organisation,

super accueil à l’arrivée avec une médaille autour du cou. 

Au final, je suis content de mon temps, tous les

commentaires sont unanimes : c'est un  parcours casse-patte

type tôle ondulée. Je fais 1h52 sur le 1er semi et 2h02 sur le

2nd, mais vu les conditions de course sur le 2nd semi,

c'est pas mal. Je termine 729 ème sur 1225, je gagne 27 places

dans les 10 derniers kilomètres. 94 ème en v2 sur 171.

La barre des 3h45, ce sera pour la prochaine

fois à Paris en avril 2015.

Mon Douzième Marathon : Rennes
Mon Douzième Marathon : Rennes

Le marathon, c'est une épreuve difficile. Malgré tout j'y

retourne, c'est comme une drogue. A l'arrivée, pression et

stress retombent, c'est une grande émotion, une grande joie.

Je me sens vidé, complètement relaché, c'est une sensation

indescriptible. Je dois avouer que j'étais très étonné de

moi, je me sentais en pleine forme.

Direction le ravitaillement.

Mon Douzième Marathon : Rennes
Mon Douzième Marathon : Rennes

Ensuite remise d' un Tee-Shirt avec sa casquette.

Mon Douzième Marathon : Rennes
Mon Douzième Marathon : Rennes

Suivi de la remise d'un sac cadeau "Bio".

Mon Douzième Marathon : Rennes
Mon Douzième Marathon : Rennes

et enfin  le sac  buffet offert.

 Chapeau, beaucoup de courses devraient s’inspirer de cette

organisation. Pour finir avec mon bavardage, 

très beau parcours, très belle organisation, merci aux

bénévoles ! Vraiment génial j'ai adoré.

Mon Douzième Marathon : Rennes

ésultats officiels :

Temps: 03h55'21"

730 ème sur 1225.

      94 ème V2h sur 171         

Moyenne 10,80 km/h

soit 5'35" au kilo 

Mon Douzième Marathon : Rennes

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pour le « Kemper Noz Trail »

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 16:11
Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Sur les traces des héros

Marathon de Caen

(286 ème Course)

" La douleur n’est qu’une information que l'on peut ignorer "

Cette édition 2014 est la 27ème. Le Marathon

est l'épreuve reine des Courants de la Liberté,

 sur la distance mythique des 42,195 km.

Parfois surnommé "Marathon des Plages du Débarquement",

mais souvent retenu comme le Marathon de Caen,

cette course propose, selon ses organisateurs,

l’un des plus beaux parcours en France.

Il part de Courseulles-sur-mer, longe tout le littoral jusqu'à

Ouistreham, et revient sur Caen à travers quelques détours

dans la campagne. 

Un parcours sportif qui chemine sur les lieux historiques

du Débarquement : les plages du DDay (Juno Beach

et Sword Beach, le Casino de Ouistreham,

ou encore Pegasus Bridge.

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Ca y est ! Samedi matin, 12 membres de

"La forest à petites fouléesquittent la Bretagne

direction la Normandie.

Après une petite pause sur la route,

c'est vers midi que l'on prend possession des

différentes chambres, à Caen.

Un petit resto  " Qui mange bien, cours bien ".

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Direction le Village Expo, situé sur l'esplanade du Mémorial

de Caen, pour récupérer nos dossards.

C'est un lieu de convivialité dédié à l'univers de la

course à pied. De nombreuses animations y sont

proposées par une quarantaine d'exposants.

On peut s'équiper des pieds à la tête et découvrir

les courses incontournables.

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

En fin d'après-midi, une balade à Courseulles sur mer,

qui sera le point de départ du Marathon de la Liberté

demain matin. Une visite au mémorial Canadien

devant la plage de Juno Beach ou débarqua 

la 3 éme Division d'infanterie Canadienne.  

Elle était la seconde plage la mieux fortifiée

après Omaha Beach. 

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Dimanche matin, debout 05h30, en pleine forme,

après une assez bonne nuit qui semble avoir gommé

 la longue promenade d'hier.

Petit déjeuner "spécial sportif ", préparation, tout le toutim !

vérification, inventaire .....

Avec mon pote Eric, on file vers le bus qui nous conduit

 sur le lieu du départ. 

L’ambiance est relax, tout le monde se parle, j’adore.

Le temps est très nuageux, avec du vent, la température

n’est pas très élevée, idéale pour un marathon, si le vent

se calme. A Courseulle-sur-mer, à ma grande surprise,

il n'y a pas grand monde  devant le sas de départ.

On aurait pu dormir une demi heure de plus

et partir plus tard vu le nombre impressionnant

de cars

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Je me retrouve au départ de mon défi, courir mon

onzième marathon.

Un sentiment mêlé m'habite, mélange d'excitation

et de crainte, moi qui ai préparé cet objectif pratiquement

depuis trois mois pour un temps sous les 04h00.

Sur le site autour du départ, un grand parc,

tout est super organisé.

Blabla à droite à gauche, je croise quelques

connaissances par le plus grand des hasards, on aurait

voulu se rencarder que nous n’aurions pas réussi !

Je quitte Eric en lui souhaitant bonne course.

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Je n’ai pas eu de stress pendant l’attente, il est vrai que

nous sommes entrés dans le sas 10 minutes seulement

avant le coup de pistolet du starter.

9h00, nous voila enfin lâchés, 2 200 coureurs

une petite boucle sur le port de plaisance avant de

passer entre les étals de poissons.

Au bout de 2 km, oui 2 km !, je commence déjà à sentir

des tensions dans mes quadris. C’est quoi ce bordel,

me dis-je ? Comment je vais tenir si dès le 2ème kilo,

 je suis limite.

Stop les questions mon coco, il te reste 40 bornes

à faire. Maintenant faut gérer avec ce paramètre :

courir sans te prendre la tête, et accepter d’avoir mal

aux cuisses jusque l’arrivée.  Le pire c’est que je me sens

frais, la fréquence cardiaque reste basse.

Va falloir booster le mental.

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Je cherche l'allure travaillée en sortie longue,

aux alentours de 11 km/h, 160 bpm.

Je suis rejoins par un coureur, qui me questionne sur

 mes ambitions, et après quelques échanges,

nous comprenons que nous allons normalement faire

un bout de chemin ensemble, enfin si je tiens ce rythme.

Je viens de faire la connaissance d' Armand,

2 marathons au compteur. Ma douleur aux cuisses a

disparu, je pense que c'était dû au manque d'échauffement.

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Mais diable, que de vent… Ce n’est vraiment pas une portion facile, le long des plages avec ce vent défavorable. Allez hop ! Pour me porter, je regarde à droite, à gauche, c’est fou. Les gens vivent ça de manière incroyable. C’est au-delà de ce que j’avais imaginé. C’est mon Tour de France. À vivre encore et encore… mais quel parcours difficile. 5 km de parcourus, le stress du départ est évacué et un 3e coureur vient agrandir notre duo, Roger, 7 marathons dont New-York...Nous filons à notre rythme, je veille à bien prendre mes gels tous les 5 km, à boire régulièrement, et les 10 premiers km sont couverts en 51'30". Je suis bien, pourvu que ça dure... . Lors du ravitaillement du Km10 nous sommes plus que 2 à repartir, Armand reste derrière. 

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Durant les 5 kilométres suivant, nous traversons

de nombreux villages plus ou moins animés mais

toujours agréables. Les gens sont à leurs fenêtres,

nous les saluons. Entre deux villages normands,

nous longeons la mer.

Pendant ces  kilomètres, je laisse mes jambes courir

toutes seules. Je suis trop affairé à chercher la moindre

douleur. A vrai dire, je pense à mon chrono,

 j’essaie de ne pas être trop loin des 5’30" au kilo.

Je suis bien installé dans mon rythme et me sens très

bien comme ça. Je sais que je ferai moins de 4h.

Ravitaillement du kilométre 15, 01h15', un gel une

bouteille d'eau et je repars.

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Au 18 ème kilomètre le phare de Ouistreham,

virage de 90° sur la droite,

on quitte le bord de mer et le vent de face, pour se retrouver

sur les bords du canal de Caen, vent dans le dos. 

Le canal est creusé parallèlement au fleuve côtier

" l'Orne " qui l’alimente.

 Cette partie est assez monotone.

Une ligne droite, aucun spectateur. 

Je reconfigure mon cerveau : c’était dur, maintenant

beaucoup plus facile. Je continue jusqu’au 20ème,

toujours aussi jovial, je double beaucoup de monde

sur ce long chemin de halage, deux filles qui courent leur

premier marathon, un V3 qui en est à son 18ème,

un groupe de gaillards rigolos. Bref, j’ai envie de parler

à tout le monde. Passage au semi en 01h50'. 

Le soleil boude de moins en moins, finalement les

conditions de course sont toujours idéales,

il ne fait pas trop chaud.

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Au 24ème, Pegasus Bridge, la foule est nombreuse pour

nous accueillir et nous encourager chaleureusement.

Je remonte avec mon camarade de galère, un groupe

d'une trentaine de coureurs. Nous passons le 25 ème

en 02h09', les jambes ont un peu travaillé,

mais tout va toujours bien, le moral est bon;

sur le bas coté, déjà quelques coureurs en souffrance.

Moi je suis gonflé à bloc. Dans les villes traversées,

des groupes de rock jouent des airs connus, j'adore...

Un jeune garçon me fait la surprise de venir discuter

en vélo avec moi et m'accompagne sur quelques

centaines de mètres, génial.

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Le soleil a fait son apparition, et les stands éponges

sont très appréciés. 25, 26, 27e km, depuis le départ

le terrain est plutôt plat, mais je sais que cela ne

va pas durer, à partir du 31e km des côtes vont se

présenter, alors je profite encore. 

Il fait maintenant chaud, j’ai du mal à garder mon allure,

j’ai des fourmis dans les mollets. 

C’est à ce moment que Roger me lâche, il marche,

il y a un petit groupe à 100 mètres, mais je suis incapable

d'accélérer pour le rejoindre.

Je me retrouve pour la première fois seul et

par malheur au moment où le plus dur reste à venir.

Après avoir couru plus de 30 km, j’ai maintenant le vent

de face et il y a des légères montées, 

les relances sont difficiles, ça devient dur, le mental

commence à faiblir et les doutes à faire surface.

Je commence à me demander si je vais réussir à aller

au bout de ce nouveau challenge ?

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Le mur pointe son nez…

La chaleur et le soleil sont toujours au rendez-vous,

j’ai de plus en plus soif, Km 38 je passe en mode récup,

j'ai vidé ma bouteille d'eau, j’ai toujours aussi soif.

Km 39 je trottine.

Km 40 le ravitaillement, je vais pouvoir m’hydrater,

2 petites bouteilles d’eau sont les bienvenues. 

Je repars, plus que 2 bornes.  Deux kilomètres

c’est quoi !!!!!!!!!   Si j’ai deux kilomètres à faire dans ma vie, ce sont bien ceux-là. Je retrouve mon rythme d’avant.

L'arche du dernier kilométre, plus que quelques foulées.

Virage à gauche et je vois enfin au bout de la ligne droite

le mémorial de Caen et l’arche gonflable d’arrivée.

De chaque coté une foule énorme tape des mains en

criant, il me reste juste à profiter de cette belle haie

d'honneur que les spectateurs ont créé pour le finish.

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

J’accélère encore un peu, je suis galvanisé par cette

arrivée que j’imagine déjà.

Cette descente vers le Mémorial, grandiose.

 Mon regard est fixé sur l'arche, j'entends crier de

chaque coté, mon coeur tape fort,

je n’arrive plus à le calmer.

Je suis focalisé sur la ligne qui se rapproche.

J'ai l'impression de sangloter comme un gamin, 

j'essaie de me ressaisir … J'ai l'impression d'accélèrer encore,

je donne toutes mes forces, double un ou deux coureurs.

 Je ne suis pas arrivé que je lève déjà les bras,

j’ai l’impression que la foule m’acclame.

J’y suis, voilà, encore quelques mètres. 

Je franchis la ligne, un nouveau marathon de terminé,

chrono 3h54'. Mes pensées se tournent vers les

gens que j’aime.

Je n’ai pas réussi mon objectif de 3h45',

mais quel plaisir. Vraiment j’ai adoré ce parcours.

Mon Onzième Marathon : Caen
Mon Onzième Marathon : Caen

Conclusion:

C'a y est ! L'objectif  moins de 04h00 quand même atteint.

Finisher du Marathon de Caen. Quel bonheur!

A 2 km de la fin j'arrive à augmenter la cadence,

il y avait un petit peu de réserve.

J'ai gagné mon inscription au tirage au sort

pour le Marathon de Rennes le 26 octobre.

Etant un peu "maso", je remets donc le couvert

pour 42,195 de plus dans quatre mois.

Tee shirt et médaille
Tee shirt et médaille

Tee shirt et médaille

2 Marathoniens - 4 Semi marathoniens - un 10 bornien - 5 supportrices
2 Marathoniens - 4 Semi marathoniens - un 10 bornien - 5 supportrices

2 Marathoniens - 4 Semi marathoniens - un 10 bornien - 5 supportrices

Mon Onzième Marathon : Caen

   ésultats officiels :

Temps: 03h54'11"

842 ème sur 1796.

158 ème V2h sur 360  

Moyenne 10,81 km/h

soit 5'33" au kilo 

Voila, j'espère ne pas avoir été trop

ennuyeux pendant mon récit.

Merci à tous de m'avoir lu.

Si vous avez aimé cet article,

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Vous pouvez également laisser des

commentaires dans le lien en bas à

gauche "écrire un commentaire".

 Merci d'être venu passer un moment

avec moi et à la semaine prochaine à

Pleyber Christ pour

" La Ronde des Fougeres ".   

Vitesse

Vitesse

Dénivelé

Dénivelé

Mon Onzième Marathon : Caen
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Dominique DEBOEVRE Deboevre-court.over-blog.com - dans Marathons
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 10:53

 

Laval003.jpg

Laval002.jpg

Laval001.jpg

Marathon des écluses à Laval

(245 ème Course)

" La douleur n’est qu’une information que l'on peut ignorer "

Laval029.JPG

La Pasta party.

Laval026.JPG

Village marathon sous la pluie. 

 C'est un marathon qui longe la rivière de Mayenne à Laval ( 33kms de halage), il est possible d'admirer de magnifiques paysages agrémentés de châteaux et d'écluses. Des concurrents issus de plus de 50 départements différents participent à ce marathon.  

La nuit n'est pas très bonne. Je ne dors réellement que 4 h. La suite de la nuit sera plus de l'ordre de la somnolence... jusqu'à ce que le réveil sonne enfin, à 5h30. Le réveil un jour de marathon est toujours particulier, les interrogations subsistent encore sur l’état de forme du jour mais celles ci disparaissent aussitôt le premier pied posé… douche, cardio, skins, massage pied+crème, gâto sport… les petits gestes habituels s’enchaînent de façon routinière. On se retrouve ensuite dans le hall de l'hôtel.

Laval027.JPG

Départ vers 6h30 pour le centre-ville, le car nous conduit aux environs de la ligne de départ, j'ai trouvé long le voyage. La dernière étape de notre périple pré-course était la préparation. Peu avant, nous avons rencontré quelques connaissances.

Laval004.JPG

L'ambiance se veut sportive et surtout festive, un bon remède pour évacuer la tension.

Physiquement tout est ok pour ce marathon, les voyants sont au vert.

Bonne nouvelle ! La météo est clémente, c'est très couvert mais il y a peu de vent et surtout pas d'averses prévues, contrairement à la veille.

Laval009

Le départ ! Je vois le groupe qui avance et je mets quelques secondes pour passer la ligne de départ. Je me dis qu’il ne faut surtout pas que j’oublie de mettre en route mon chrono. TOP c’est parti ! J’essaye de rester dans la foulée du troupeau des 712 concurrents , mais ce n’est pas facile, le groupe est trop dense, nous nous donnons des coups de coude sans le vouloir. J’avais décidé de faire le premier km en 5’ , ce fut impossible. Déjà fallait rester dans la course sans se faire bousculer. On commence par deux boucles dans "Mayenne".

Laval010.JPG

Le premier tour se fait dans une foulée d'échauffement, des coureurs un peu trop collés les uns aux autres ne voient pas certains obstacles ce qui entraine des gamelles. Je cherche le meneur d'allure, rien devant, rien derrière.

baudelle.jpg

Toujours sur un bon rythme, fin du goudron et début du chemin de halage, après un départ prudent, les 10 premiers kilomètres se sont effectués sans problème en 53 minutes, je suis dans les temps.

   Beaucoup de spectateurs sur les bords de la Mayenne. Je suis avec cinq autres coureurs. On papote, discute de nos objectifs sur la course, on fera cinq ou six  kms ensemble. Je sais que mon allure est trop élevée, 5'10" contre 5'30". Laval016.JPGJe n'arrive pas à gérer ma cadence. Je décide de ralentir le rythme.... Sagement, je décroche du groupe et je les laisse partir le long de la rivière. Je suis bien. Passage au km 20 en 1h46', pas mal du tout.

Laval014.JPG1000 mêtres plus loin au Semi : je ne suis plus très bien, mon talon se réveille bien comme il faut. J’avale mon gel et je continue d’avancer sans me plaindre… je n'ai que 30 secondes de retard … mais mon talon me fait de plus en plus mal. Laval018Là, j’ai décidé d’oublier le chrono et de trottiner au lieu de courir sauf aux ravitaillements, où je marchais entre 1 et 2 minutes. Avec la douleur, j’ai souffert d’une soif inextinguible jusqu’au kilomètre 40. J’ai bien vu que je passais environ 2 minutes à chaque ravito, une perte de temps inhabituelle pour moi mais j’avais sérieusement besoin de boire, et refroidir mon pied gauche. Les kilomètres suivant vont révéler ce que je craignais…les jambes deviennent de plus en plus lourdes et le cardio confirme mes sensations musculaires…bon je me ressaisis et me fixe un nouvel objectif, ne plus regarder ma montre et me concentrer pour ne pas exploser et terminer ce marathon en plus de 4 heures !

C’est à partir de là que le parcours va être chiant … je ne vois plus personne mis à part les arbres qui défilent lentement sur ma droite. Heureusement, il y a les écluses et les ravitos où la foule est amassée pour m'encourager avant de reprendre ma solitude…

J'ai des sursauts de forme et pas de douleurs donc je décide d'allonger la foulée pendant ces petites périodes. Chaque personne devant moi est un objectif et je ne vous dirais  pas que la plupart marchaient. J’aurais du mal à les doubler s'ils étaient en forme… Oui, je sais, il y a plus mal que moi, et j'espère qu'ils iront au bout également..

Laval023.JPG

35 éme kilomètre, c'est dur, j'ai vraiment du mal, encore 7 bornes, il faut que je termine, je serre les dents, j'ai peur de craquer, je suis seul.

Le reste sera un long périple pour rejoindre l’arrivée.  

Je vais alterner marche et course, marche et remarche et course.

Pourtant je tente de me motiver en me disant " va y au petit trot, en mode récup" mais rien n'y fait je galère.

Laval024.JPG

Je termine les deux derniers kilos lentement, à un rythme régulier, sans trop souffrir. Même ce temps modeste que je vais réaliser dans la dernière ligne droite "4h30" consolide mon mental et ma capacité de terminer les 42km195  (10 courses finies en 10 tentatives) . 

Laval025.JPGIl s’agissait d’un marathon ‘off road’, c'est-à-dire sur chemin stabilisé, avec peu de dénivelé. Je dois avouer que je n’ai pas bien évalué l’état du terrain, et encore moins l’influence de ces facteurs sur le confort de course et le temps final. De toute manière, je n’y allais pas pour une perf, mais je souhaitais terminer dans les 3h45 si possible. Au bout du bout, je viens de boucler mon 10ème marathon en 4 h 37 bien loin de mes prévisions mais il y en aura d’autres, pas d’affolements.

Laval011La ligne franchie, je me félicite car je suis encore devenu marathonien et même si je n'ai  pas atteint mon objectif  la joie d'en finir est là. J'ai souffert et je marche comme un playmobil pour aller récupérer mes affaires. Laval012.JPGAujourd’hui, le corps est un peu meurtri, certes, mais l’esprit est en ordre. La fatigue musculaire est bien présente, la souffrance a laissé des traces et j’ai eu du mal à trouver les mots pour dépeindre ce week-end. Bon bah le résultat parle de lui même, plus de 4 heures 30, plus de jus, rien dans la chaussure gauche. Faut se remettre au boulot et à fond car les minutes ne vont pas descendre comme ça !!!  En fait le marathon, c’est une expérience, des fois c'est fantastique, des fois c'est mauvais, à la limite du dégoût.

Laval020

En Conclusion : Je me devais de réussir et d’aller au bout… même en rampant !  Alors je me suis senti fier après, chaque personne le vit différemment, moi j’ai toujours vécu mes marathons comme un challenge, un rendez vous avec le dépassement de soi que je ne devais pas manquer. Je ne suis pas rassasié, l’ année prochaine je ferai mieux, enfin je travaillerai pour, et me battrai tout au long de la course car c’ est ça qui fait de cette distance quelque chose d’ inoubliable, c’ est de savoir que l’ on a tout donné, alors je suis  fier de ce que j'ai  fait.

Laval019

ani018-R.gif   ésultats officiels :

Temps Réel: 04h37'28"

595 ème sur 712
130 ème V2h sur 164
Moyenne 09,15 km/h
soit 6'32" au kilo
 
 
 
 
 
Laval030.jpg
Un grand merci à mon " fan club" et à tous les photographes.
Laval033Laval032

Bravo à Ghislaine, François, Jo et Michel.Laval005

Vitesse

Laval007.png

Cardio

Laval006.png

Denivelé

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Dominique DEBOEVRE Deboevre-court.over-blog.com - dans Marathons
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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 16:11
Poitiers000
Poitiers001
Marathon de Poitiers-Futuroscope
(227 ème Course)
  
Poitiers031
6 marathoniens, 2 semi-marathoniens et trois supportrices voilà
Poitiers032
l'équipe de "La Forêst à petites foulées" prête à relever le défi du Futuroscope.
CIMG1094.JPG
Poitiers012.JPGArrivés à Poitiers le samedi, nous avons récupéré les dossards en milieu d'après midi. L'organisation a été absolument parfaite, cela sera d'ailleurs une constante pendant tout le week end : la remise du dossard, les places pour le Futuroscope, etc était fluide, parfaitement pensée et exécutée par des bénévoles souriants et "très pro", et je ne vous parle pas de la Pasta-Party.Poitiers027.jpg
"Pantagruélique Pasta" plutôt, où l'organisation a tenté de nous remplir la panse pour nous empêcher de prendre le départ le lendemain matin.
Poitiers022
Poitiers023Accueillis par un orchestre de cuivres pour l'apéro, nous sommes ensuite entrés dans le restau situé dans le Futuroscope pour y découvrir un buffet digne de la "Grande Bouffe". Les pâtes étaient bien sûr au menu mais aussi des entrées, fromages, desserts à volonté, tous aussi appétissants les uns que les autres. Le tout arrosé d'une bonne bière locale ou d'un excellent vin.
Poitiers026.jpg
Poitiers025.jpg 
   
Réveil à 5h15, une douche, petit déjeuner avec café, verre de jus d'orange et un demi gâteau sport .
Poitiers013.jpgPuis direction la navette pour un
départ à 06h45, avec arrivée à Poitiers au village marathon à 07h15 après un bon kilomètre de marche à pied. J'en profite pour siroter un peu d’eau régulièrement.
Poitiers002.JPG
La météo, voilà ma principale préoccupation de ce matin, un temps frais, pas plus de 8°c sur la ligne de départ mais une matinée ensoleillée donc j’opte finalement pour manche courte et corsaire, avec le risque d'avoir froid sur les premiers kilomètres.   
Poitiers004.JPGNous voilà fin prêts, on se dirige vers les différents sas de départ. A ce moment là, je me rassure sur le fait que j’ai opté pour la bonne tenue. Étonnement, je ne suis pas stressé par ce marathon.
10 min avant le départ je suis bien installé au milieu des concurrents des 3h45. Les handisports partent 5 minutes avant nous. Je suis assez détendu et je discute, beaucoup de coureurs autour de moi ne font que le semi.    
Poitiers011.jpg
Le départ est donné aux 1000 marathoniens et aux 1500 semi-marathoniens , je passe la ligne 55 sec après les premiers. Je suis parti à une vitesse qui me semble très raisonnable mais à la réflexion j’ai dû aller trop vite quand même sur le premier kilo. Poitiers017.JPGJe trouve rapidement une allure confortable au niveau du meneur, cette allure est un peu en dessous de mon allure cible mais je m’y sens bien donc je décide de la conserver.
Poitiers028.jpg Une bouteille d’eau attrapée au vol lors du premier ravitaillement me permet de prendre mon premier gel sur les 8 que j’ai pour la totalité de ce parcours.    
Le premier 10km se passe très bien en 49mn52 au lieu de 53mn. Aucune fatigue, la super pêche, quoi.     
Le passage au ravitaillement du 15km se passe très bien aussi, toujours la forme, nous arrivons sur une  partie principalement en faux platPoitiers029.JPG descendant et très roulant, j’en profite pour dérouler ma foulée sans forcer, je baisse ma FC et gagne quelques secondes sur mon allure cible, mes ravitaillements se passent très bien, de l’eau, beaucoup d’eau avec chaque prise de gel. 
Le semi est passé exactement dans mes bases de 1h52’. Quand vous êtes dans des conditions parfaites, c’est vraiment     agréable le Marathon. Je passe au 25éme en 1h37’43 mais je suis isolé… Pas évident pour moi, car cela ne m’est pas arrivé souvent.
Les kilomètres défilent et j'ai des moments de pure euphorie. Je me sens facile. Et voilà le panneau  des 30 kilomètres,  les 12 derniers kilomètres arrivent donc. J'ai tellement entendu de variantes sur la phrase " Un marathon c'est facile sur 30km et affreux sur les 12 derniers" que c'est avec une légère appréhension que je les aborde à chaque fois.  
Poitiers030.jpgAu 32 ème, à la sortie d'un parc, j'ai eu la sensation de traverser une sorte de "fournaise". Les kilomètres qui suivent sont  cassants, sous un soleil de plomb et ils vont faire de sacrés dégâts. La facilité va s'estomper avec la chaleur et c'est à partir de là que va commencer mon    inexorable décélération . Je me souviendrai longtemps de ce passage aux alentours du 32,5 km, une  longue ligne droite encaissée, exposée au soleil, beaucoup de coureurs y laisseront des plumes et moi aussi. A ce moment là j'ai dû marcher. Ras le bol, je m'arrête au point de ravitaillement et je me suis aspergé d'eau pendant une ou deux minutes, j'ai bu beaucoup, je me suis remouillé, et une fois refroidi  j'ai machinalement repris ma progression vers l'arrivée. Il faut continuer. C'est là que  j'ai vraiment cru que c'était cuit, plus de force dans les jambes. Oui bien sûr, il s'en est passé des choses dans ma tête, c'est incroyable ce que tu peux penser quand tu n'es pas bien ou pas dans un bon jour. Oui abandonner tout simplement. Poitiers007.jpgMais attends: Oh réveille toi !… Avance !... écoute et regarde la foule qui crie ton prénom. Non mais Dominique, il faut avancer, tu arrives au 35ème, c'est presque la fin. C'est incroyable cette foule, je suis dans un lotissement et  là on tourne à gauche on descend, attends, j'ai encore entendu allez "DOMINIQUE", mais c'est qui ? J'entends des voix maintenant. A partir de ce moment  je vais retrouver un peu de mon aisance, la température pourtant va croître du fait d'une exposition totale au soleil. Nous ne sommes plus protégés par les maisons ou par les arbres. Ah !! c'est dur !! Mais il faut rester à 5'30'' au kilo, s'y accrocher coûte que coûte et faire quand même moins de 4h00'.       
Poitiers031.JPGAu 40ème j'ai ralenti pour ne pas exploser et prendre en compte le relief. Je doublais néanmoins des coureurs. Et c'est là que j'ai été vraiment marqué par des images qui me resteront probablement longtemps : beaucoup de coureurs étaient complètement dans le rouge, au ralenti, certains avaient même du mal à marcher, d'autres étaient arrêtés sur le bord de la route pour s'étirer, pour faire passer des crampes. Et moi je passais à travers tout çà, sentant mes muscles de plus en plus contractés. C'était vraiment des images fortes, elles me feront avancer. Je lutte contre le chrono, contre ma fatigue, le but était  simplement de tenir,  de rester absolument en dessous des 04 heures, tenir en me disant "plus que quelques minutes à souffrir"Poitiers009.jpgLe tapis rouge annonçant la ligne d'arrivée était le bienvenu.
      Et çà a tenu, j'ai fini le dernier kilomètre vidé complètement (les 500 derniers mètres courus à 04'51 du kilomètre), avec l'euphorie de l'arrivée, j'ai fini au sprint en voyant les secondes s'égrainer sur le chronomètre géant de l'arrivée : 03h59'15"; 03h59'20", 03h59'30", 59'31", 59'32", 33", 03h59'34" ! STOP ! je suis arrivé ! je l'ai fait.   
Poitiers010.jpg
La ligne passée, la tête dans le brouillard, on me remet la médaille puis le coupe vent "Poitiers 2013"   
J'étais parti sur une base de 3h45 et j'ai mis 3h59 ce qui n'est pas parfait pour moi. En tout cas des marathons comme ça, bichonnés, chouchoutés du début à la fin moi j’en redemande. Poitiers032.jpgMalgré cette petite déception de n’être pas descendu sous la barre des 3h45, j’en ressors avec un sentiment plutôt positif. Je pense sincèrement que ce chrono est très honorable, équivalent sans nul doute à un 3 h 45 sur un parcours plat et frais. Cette sensation de bien être sans courbatures du lendemain et d’acide lactique au niveau des cuisses est la preuve d’une préparation physique optimale. Je n’ai qu’une envie, m’aligner très prochainement sur un nouveau 42km195 : c’est cela la magie du marathon. 
Poitiers033.jpgCe marathon marque une vraie étape et je me permet de regarder en peu dans le rétroviseur avant de me projeter vers l'avant. Trois ans en arrière, je voyais les marathoniens comme des sortes d'extra-terrestres, digne de respect mais complètement antinomiques avec mon mode de vie et ma condition physique. Trois ans plus tard, me voilà pour la neuvième fois marathonien... cela me fait vraiment drôle de l'écrire.
Maintenant je ne vois pas du tout cette course comme un aboutissement, tout au contraire. Je le prends même comme un nouveau point de départ : j'ai dans la tête de nouvelles expériences, de nouveaux défis, de nouveaux plaisirs. "Stay tuned" comme on dit on anglais dans le texte; et rendez vous pour ma prochaine préparation avec comme objectif franchir cette barre des 03h45mn cette année, Laval ou La Rochelle.
Poitiers034.JPG
    ani018-R.gif
          ésultats officiels :                     Au Semi   
      Temps Réel: 03h59'34"               21.1 km - 01h48'40" 
      470 ème sur 901                          392 ème sur 901
      81 ème V2h sur 164                    64 ème V2h sur 164  
      Moyenne 10,60 km/h                             Moyenne 11,55 km/h  
      soit 5'41" au kilo                          soit 5'12" au kilo  
Poitiers005.jpgPoitiers036.png
  Vitesse
Poitiers037.png
    Cardio 
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    Dénivelé 
Poitiers039.png
    Parcours   
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Dominique DEBOEVRE Deboevre-court.over-blog.com - dans Marathons
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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 06:58
                               
 numerisation0001.jpg
 parcours marathon v bis
 
Altimetre parcours 14km(3)

 

Marathon du Mans (199 ème course)
   

"Tu peux tout accomplir dans la vie si tu as le courage de le rêver, l'intelligence d'en faire un projet et la volonté de le mener à bien"

Dominique 

 

J'ai débuté ma préparation pour ce marathon, à raison de 3 à 4 sorties par semaine sur 12 semaines. Mon objectif est simple: travailler le fond et la vitesse, un peu perdu lors de ma prépa au marathon du Mont St Michel.   Progressivement, j’enchaîne les entraînements avec facilité et je prends confiance en moi. Voire un peu trop. Et je me prends une bonne claque au semi d'Auray-Vannes, un départ avec une digestion trop difficile. Une bonne expérience avant le marathon qui me rappelle de ne pas manger m'importe quoi avant une course. Les courses suivantes permettent de me rassurer, j’ai pratiquement mon allure marathon.
Le marathon approche doucement, la charge de travail diminue progressivement. J’entre dans la phase des « tamalous ». C’est la période pendant laquelle tu paniques sur la moindre mauvaise sensation que t’envoie ton corps. Puis, c’est la dernière semaine. Tu ne penses plus qu'à cela pratiquement. Le stress monte. Je me fais des sales nuits en début de semaine.  A tous les repas, c’est pâtes, pâtes, riz, pâtes, légumes, poisson, viande. Pas d’alcool pendant les 2 semaines qui précèdent la course.

Préparation de l'équipement :

Le vendredi, c’est une journée de préparation. Préparation du matériel et de ma tenue que je vérifie 10 fois. Je regarde la météo; je réajuste ma tenue. J’étudie les différentes possibilités pour mes allures. Mon objectif est de courir en moins de 3h45. Allez, soyons un peu plus ambitieux, visons un objectif de 3h40. Cela fera une allure de 5’00 au kilo. C’est facile à retenir. Et puis, si je me plante, personne n’est au courant… 

Samedi: 
Marathon 1945

 Départ vers 07h30 et direction le Mans avec une petite pause "Café Gâteaux" à Rennes.
Midi installation à l'hôtel et resto

Marathon 1951

 Un petit tour dans le Tram pour se rendre sur le circuit à l'autre bout de la ville.Marathon-1957.jpg

 Et une bonne ballade à pied

 le-mans-020.jpg

 L'équipe complète aux portes du circuit 

 

 CIMG0769Une formalité au village marathon :

Récupération de l'enveloppe avec le dossard et la puce et du tee-shirt XL , ensuite vérification de la puce sur la borne. Tout est prêt pour demain.

Une petite visite du vieux Mans s'impose (sous la pluie) et une pasta-party avant d'aller fermer les yeux.

le-mans-028.jpgMarathon-1996.jpg 

 le mans 024

 

Dimanche:

C’est tout d’abord la météo qui aura beaucoup fait parler d’elle lors de ce week-end consacré aux foulées du Bugatti. Car la pluie qui est tombée le samedi durant toute la journée et dans la nuit  ne laissait vraiment rien augurer de bon… 

C’est finalement un ciel gris sans pluie qui nous attendait ce dimanche matin,  un peu de vent et une température idéale.
 

  3 marathons + 1 pi marathon = 127 Kilomètres à parcourir à nous six 

 Marathon 1999  Marathon-2003.jpg

 

Marathon-2017.jpg

Le départ est donné à 10h00 pile sur la ligne droite des stands. On commence par une montée d'un kilomètre jusqu'au passage de l'arche Dunlop. Moi qui m'attendais à un vrai billard pour faire une perf, déjà cette petite montée à refaire au 15ème et au 29ème kilomètre demande à revoir mon objectif à la baisse.

Marathon 2018 

     dunlop_marathon2.jpgDès le début, je me cale entre 140 et 145 de fréquence cardiaque.

Ça me donne une allure d'environ 4'55" au kilo. Je suis assez confortable, de ce fait la course est agréable. Je peux observer les coureurs autour de moi et profiter. Quand je dis agréable, c'est d'un point de vue cardio, bref d'un point de vue souffle. Là, c'est parfait.Marathon 2026

J'ai été très régulier pendant ce premier tour. Mes temps de passage tous les 5km étaient respectés à quelques secondes près. Je suis resté concentré sur ma course.Marathon 2053

Malheureusement dans le deuxième tour la longue montée et les passages boueux ont eu raison de mes gambettes.

Tout va bien  jusqu'au 18 ème, j'hésite toujours à boire aux ravitos, on nous donne pourtant des petites bouteilles d'eau. Finalement je bois pas mal quand même, peut-être parce je cours avec la bouteille, en tout cas une demi bouteille est nécessaire à chaque fois que j'ai un gel à avaler. Et donc au 18ème kilo, gros coup de stress, je ressens exactement la douleur que j'avais ressenti à peu près au même kilomètre à la Rochelle, au niveau du mollet droit. Là je me vois déjà contraint à l'abandon, je sais que si la douleur se déclenche vraiment je suis mort, donc tout ce que je peux faire c'est prier pour que ça tienne. Du coup je me force à partir de là à boire beaucoup plus. Finalement, à partir du 26 ème kilo  dans une partie moins roulante, dans le long chemin boueux, je n'ai plus aucune douleur, j'ai conjuré le sort. C'est bien la tête qui commande le corps. 

le mans 040La troisième ascension s'est passée beaucoup mieux que la précédente. Comment attaquer cette 3 ème montée. J'y ai pensé pendant tout le deuxième tour. j'ai pris la décision d'anticiper cette montée en cherchant à m'économiser un peu sur la ligne droite des stands plus roulante qui la précède. Surtout ne pas se mettre une nouvelle fois dans le rouge, ne plus regarder ma montre parce que l'allure baissera inévitablement. Cette fameuse montée Dunlop plus on s'approche du sommet plus la pente augmente. Au 29 ème km j'avais 8 petites minutes de retard, 02h27 au lieu de 2h19. Là je savais que les 3H45 seraient difficiles à atteindre, mais bon j'allais m'arracher et moins de 3H50, ça devrait passer.

 Marathon-2054.jpg

 

 Je suis au virage Indianapolis au Km 35 : 3h08'07  pas de crampes et même si les jambes commencent à peser, je repense à ce que m'avait dit un ami expérimenté "après le 35ème  tu ne risques plus rien" . 

Les derniers kms ont été très longs. Plusieurs fois je voulais m'arrêter pour marcher. Si j'avais fait cela, c'en était fini d'un "chrono". Alors j'ai tiré sur mes bras et serré les dents.

 

Marathon-2088.jpg

Tel un diable sortant de sa boite, le moral a resurgi au 40ème. Dur dur les cuisses. Je n'ai rien lâché. Je suis allé au bout de ce marathon en 3H52mn33s. Beaucoup de déception. 7min ce n'est pas grand chose. Alors ça sera peut être une autre fois, sur un parcours moins difficile.

C'EST TOUJOURS  GRANDIOSE  DE FRANCHIR LA LIGNE D' ARRIVEE ET JE LEVE LES BRAS DE BONHEUR.   Marathon 2095

    Je suis enivré d'endorphine, de bien être , et de fatigue.

le-mans-055.jpgAu final, sentiments mitigés, content d'avoir fini, moins du temps final,

19 ème place sur 48  quand même dans ma catégorie V2, bon ratio même si c'est assez artificiel.  

      La médaille de finisher

CIMG0761 

Bravo à tous les "finishers" de ce marathon 2012. Franchir la ligne d'arrivée de cette distance mythique est toujours un grand moment, quelque soit le chrono final.

La meilleure chose après une chute de cheval est de remonter dessus, donc pour ne pas rester sur l'échec du Mans, c'est parti pour une nouvelle tentative, dans des conditions bien différentes. 

    Le  Marathon du Futuroscope à POITIERS mi mai 2013 et là je tenterai une nouvelle fois de courir en moins de 03h40 avec moins d'appréhension et encore plus d'expérience. 

    le-mans-060.jpg

Conclusion: Je crois que j'ai touché du doigt l'immense spécificité du marathon. 15/20/25/30km à attendre, se poser des questions, voir venir, se forcer à ne pas s'emballer, à respecter son allure, à s'alimenter, à boire, à attendre, à attendre, à attendre puis 15/10/5/3/2/1 km à tenir, forcer, accélérer, ne pas exploser.
  ani018-R.gifésultats officiels :              Temps intermédiaire

 Temps Réel: 03h52'33"          14 km- 01h09mn58   moy 12,01

133 ème sur 274.                      28 km- 02h27mn08   moy 11,42

19 ème V2h sur 48.

Moyenne 10,89 km/h

soit 5'33" au kilo

 51_Diplome.jpg

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